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Communiqué – Classement PISA de la France

Illustration écolePatrick HETZEL,  Député du Bas-Rhin, constate avec regret que la France n'a pas progressé dans le résultat du classement PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves), en conservant sa 26ème place. 

Si la France se situe encore dans la moyenne de l'OCDE, c'est néanmoins un échec patent pour la 5ème économie mondiale.

Patrick HETZEL attribue cette bien mauvaise note aux conséquences des réformes menées depuis 2012 par le gouvernement de François HOLLANDE.

En s'éloignant de la maîtrise des fondamentaux, notre pays a contribué à accentuer les inégalités entre les élèves.
Il est urgent d'entamer des réformes pour ne pas pénaliser les élèves les plus en difficulté.

 

 

 

Dérive en matière de gestion du budget de l'Education nationale

ArgentPatrick Hetzel est intervenu au cours du débat sur le projet de loi de finances rectificative pour 2016 pour dénoncer l'irresponsabilité du gouvernement en matière de gestion du budget de l'Education nationale.

En effet, à la lecture du document budgétaire il apparaît que les dépenses réelles du ministère de l'Education nationale pour 2016 sont supérieures de 700 Millions d'euros par rapport à ce qui avait été voté en loi de finances pour 2016.
En d'autres termes, ce ministère effectue un dépassement budgétaire de plus de 1% par rapport à ce qui avait été voté par le parlement.
Une telle dérive qui n'a rien d'anecdotique montre une nouvelle fois la mauvaise gestion du gouvernement et surtout interroge sur la sincérité des chiffres qui ont été présentés pour le budget 2017.

 

 

 

Rentrée scolaire 2016: La ministre de l'Éducation nationale fantasme sur la réalité de son action

Rentrée scolaires, illustrationAu moment où les élèves vont reprendre le chemin de l'école en ce 1er septembre, force est de constater que la ministre de l'Education nationale s'est livrée, au cours de sa conférence de presse du lundi 29 août 2016 à un exercice de communication et d'autosatisfaction très surprenant.

En effet, alors que les mécontentements ne cessent de grandir parmi les parents, les enseignants et l'ensemble des concitoyens au sujet de notre système actuel de l'Education nationale, elle ignore totalement les problèmes et nous donne une vision d'une école qui ressemble à un véritable village Potemkin.

Ainsi, il est nécessaire de rappeler que la ministre de l'Education nationale est en situation d'échec sur beaucoup de sujets concernant sa politique éducative et que l'institution scolaire traverse une crise sans précédent parce qu'on l'a détournée de son objectif premier, celui de la transmission des savoirs:

- Echec de la réforme du collège qui signe la disparition des classes bilangues et européennes ainsi que l'affaiblissement des lettres classiques (latin-grec). Pourtant ce n'est pas en détruisant ce qui fonctionne que l'on va réussir à redresser la barre, bien au contraire.

- Echec de la réforme des rythmes scolaires qui installe plus que jamais une école à deux vitesses, accentuant les inégalités au lieu de les réduire et mettant à mal les finances des communes dont les dépenses ne sont compensées que très partiellement  par l'Etat en matière de dispositifs périscolaires lorsqu'elles ont la chance de pouvoir les mettre en place.

- Echec de l'évaluation des enseignants dont le dossier n'a pas avancé d'un pouce depuis quatre ans.

- Echec de l'évaluation des élèves puisque les dispositifs existants ont été supprimés ou "allégés"

- Echec du plan numérique qui a pris un retard considérable creusant ainsi l'écart entre la France et ses pays voisins en la matière.

- Echec de la formation des enseignants puisqu'à ce jour la place des sciences cognitives reste anecdotique dans les cursus alors qu'elle devrait être stratégique et par ailleurs, les enseignants n'ont pas été formés aux nouveaux programmes.

- Echec de la politique d'égalité des chances car les décisions de la ministre ne reposent que sur des présupposés idéologiques : avec une politique de la « même chose pour tous », on ne réduit pas les inégalités mais on les amplifie. Des propositions innovantes autour de classes de niveau au collège sont totalement ignorées alors qu'elles permettraient de remédier aux travers importants liés à la réforme du collège.

Comment expliquer un tel échec ? Les causes sont multifactorielles. Au départ, il y a un péché originel dont la gauche n'arrive pas à se départir: elle avait annoncé dès la campagne présidentielle qu'elle allait créer 60.000 postes. En procédant de la sorte, elle commettait évidemment une erreur majeure car elle rentrait ipso facto dans une vision très réductionniste de la politique éducative: le problème serait de nature quantitative et avant tout lié à un problème de moyen. Une telle approche est évidemment non seulement simpliste mais surtout elle met de côté l'essentiel. Elle oublie deux choses très importantes. Tout d'abord qu'il faille garder à l'esprit une approche qualitative de l'éducation (mais là on touche à un problème idéologique pour cette gauche qui parmi ses premiers actes d'autorité a supprimé les internats d'excellence, plus soucieuse qu'elle était de brandir l'égalitarisme au détriment du mérite républicain). Ensuite, qu'il faille tenir compte de la place réelle des individus dans le système éducatif. Cela me rappelle des débats entre Bourdieu et Boudon. Le premier lisant le réel à travers le seul tropisme du déterminisme social là où le second voyait avec l'individualisme méthodologique, la capacité de montrer que les individus gardaient bien une capacité d'action au sein de tout système et que fort heureusement tout n'était pas déterminé à l'avance. Auquel cas, plutôt que de passer son temps à construire des usines à gaz pour corriger les potentielles dérives, il fallait plutôt faire confiance aux acteurs et leur donner les voies et moyens pour agir librement, prendre des initiatives, etc. En somme, construire un système de confiance plutôt qu'un système de défiance.

Ainsi, le cap est clair. Si l'on veut améliorer la situation scolaire en France et sortir de la spirale de l'échec, il convient de :

- Relever le niveau d'exigence de l'école et considérer que l'acquisition d'une culture générale n'est pas source d'inégalités mais au contraire indispensable pour former des femmes et des hommes capables de penser et de raisonner librement.

- Réformer un baccalauréat devenu obsolète.

- Donner aux lycées et aux collèges une véritable autonomie avec un vrai directeur disposant d'une réelle autorité, pouvant choisir une partie de ses équipes enseignantes et adapter le programme et la pédagogie en fonction de la situation.

- Centrer l'école primaire sur les apprentissages fondamentaux et mettre à profit les dernières connaissances en sciences cognitives pour que l'apprentissage soit efficace.

- Partir du terrain et arrêter de procéder par des réformes technocratiques venues de manière unilatérale du ministère.

En somme, tout le contraire de ce que fait la gauche depuis quatre ans.

 

 

Inacceptable refus de prise en charge des auxiliaires de vie pour les enfants handicapés scolarisés dans les écoles privées hors contrat

Auxiliaire de vie scolaireInacceptable refus de prise en charge des auxiliaires de vie pour les enfants handicapés scolarisés dans les écoles privées hors contrat

Patrick Hetzel est scandalisé par le dogmatisme de la majorité socialiste qui refuse de mettre à disposition d'enfants handicapés des auxiliaires de vie scolaire lorsque ces derniers sont scolarisés dans des établissements privés hors contrat.

Cette question a été récemment abordée au cours d'un reportage de la chaîne LCI sur concernant la « course des héros », opération dont les bénéfices serviront justement à financer une Auxiliaire de Vie Scolaire dans l'école de Paola, élève handicapée. Voir le témoignage de Paula et de ses parents 

Extrait de l'article de presse paru dans le prolongement de cette émission :

« Dans le cadre de la course des héros, les fillettes Paula et Brune ont couru en joelette (fauteuil pour personnes à mobilité réduite). Leur but, lever des fonds, dans le cadre de l'association Génération Lumineuse, pour financer leur assistante de vie scolaire (AVS). En effet, aussi choquant que cela puisse nous paraître, l'Etat ne prend pas en charge le salaire des AVS accompagnant les enfants handicapés s'ils sont scolarisés dans une école privée hors contrat, alors qu'il prend en charge financièrement les AVS des enfants scolarisés dans des écoles publiques ou sous-contrat. Cherchez la logique à cela! Comment ne pas y voir une discrimination sans fondement entre les enfants, au regard du type d'école choisi par leurs parents? Et encore, peut-on encore parler de choix quand, comme c'est ici le cas pour la petite Brune, c'est l'absence de locaux aux normes d'accessibilité handicapés de la maternelle publique concernée qui a contraint les parents à scolariser leur enfant dans une école privée hors contrat. Par défaut donc. Cette situation est objectivement scandaleuse. Un amendement tendant à faire cesser cette injustice a été introduit la semaine dernière  par le député HETZEL (LR) dans le cadre de l'examen de la loi Egalité et citoyenneté à l'Assemblée nationale, mais - suite à un inexplicable avis défavorable du gouvernement- il a été rejeté. Il faudra remonter encore et encore à l'assaut pour que cesse cette injustice, à laquelle nous n'avons aucune raison de nous résigner ».

 

 

Combat pour maintenir la liberté d'instruction à domicile

Instruction à domicile, illustrationPatrick Hetzel a défendu un amendement pour éviter que l'Etat fixe de manière unilatérale les modalités et les lieux de contrôle des connaissances des enfants qui suivent une instruction à domicile.

L'instruction en famille est un droit formalisé en 1882 dans le cadre des lois Ferry établissant le principe du droit à l'Éducation. Aujourd'hui, l'instruction à domicile représente 0,09 % du nombre total d'enfants relevant de l'instruction obligatoire, soit 7 314 élèves. Bien souvent, c'est par choix pédagogique que les parents décident d'instruire leur enfant en famille : recours à d'autres pédagogies (Montessori, Steiner, Freinet, etc.) ou pédagogie basée sur les apprentissages de la vie quotidienne (musée, cuisine, bricolage...), ou utilisation des supports classiques avec un rythme scolaire adapté à leur enfant. Il peut également s'agir d'un choix philosophique, issu d'une volonté de respecter au mieux les besoins individuels de chaque enfant, de respecter ses rythmes de vie et d'apprentissage, ses centres d'intérêts. D'autre part, de nombreux parents choisissent l'IEF en raison d'une situation incompatible avec l'instruction classique – handicap, violences institutionnelles, difficultés d'apprentissage, harcèlement, phobie scolaire etc. – ou de par un événement particulier extérieur à celle-ci – itinérance, éloignement géographique…

Le gouvernement cherche, à travers le projet de loi « Egalité et citoyenneté », à systématiquement contraindre les familles qui effectuent l'instruction à domicile à se rendre dans des lieux extérieurs au domicile familial et à fixer des modalités de contrôle des connaissances qui ne prennent pas en compte les spécificités des méthodes pédagogiques déployées par les familles. Patrick Hetzel a donc défendu un amendement qui supprime l'article attentatoire à la liberté des familles.

 

 

Patrick Hetzel défend sa proposition de résolution pour une homologation d'une année scolaire passée à l'étranger

Jeudi 16 juin, il a défendu dans l'hémicycle cette proposition soutenue par 125 collègues députés. Pour des raisons purement idéologiques, la majorité socialiste s'y est hélas opposée.

L'intérêt des jeunes Français en collège ou en lycée d'aller passer une année à l'étranger ne cesse de croître. La France reste, à ce jour, l'un des rares pays de l'Union européenne à ne pas reconnaître la période de scolarité passée à l'étranger là où la plupart de nos voisins européens ont depuis longtemps mis en place des dispositifs visant à encourager la mobilité de leurs élèves, en leur permettant de faire valider la période scolaire effectuée à l'étranger. 

Dans les pays européens, la validation peut prendre différentes formes : totale et automatique, partielle voire conditionnelle selon les pays concernés. Par exemple, en Allemagne, l'accréditation de l'année passée à l'étranger est possible sous certaines conditions : avoir une bonne moyenne générale avant de partir à l'étranger, avoir de bonnes notes dans l'école à l'étranger, pouvoir donner un justificatif des matières étudiées à l'étranger. L'Allemagne envoie d'ailleurs 11 fois plus de lycéens en programme d'échange que la France. En Italie, en Suède ou en Belgique, les années passées à l'étranger sont également bien mieux reconnues : délivrance de certificats, validation des connaissances acquises...

En dehors de l'Europe, au Brésil, l'année étudiée à l'étranger peut également être homologuée, par la délivrance d'un certificat décrivant les cours et ses notes dans le pays étranger qui doit ensuite être validé par le Consulat brésilien du pays.

Par rapport à ces exemples étrangers, il parait indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce  type d'études et établisse une équivalence attendue par les élèves et leurs parents.


 

 

Contre l'échec scolaire dans les banlieues : des solutions issues du terrain

Fondation Espérance BanlieuesPatrick Hetzel a parrainé le colloque intitulé « Contre l'échec scolaire dans les banlieues : des solutions issues du terrain »

Organisée par la Fondation Espérance Banlieues, cette rencontre s'est déroulée le lundi le 4 avril 2016 à l'Assemblée nationale.
Patrick Hetzel a ouvert le colloque en insistant sur l'originalité et la pertinence des actions menées par la Fondation Espérance Banlieues qui montrent clairement qu'il est possible de faire autrement en matière pédagogique, que l'on peut développer une éducation exigeante et la concilier avec la réussite de tous.
Il a salué les très nombreuses actions menées par la fondation dans de très nombreux endroits en France. Ce fut l'occasion aussi de mettre en perspective toute la richesse de la démarche engagée depuis une décennie en Grande-Bretagne autour des Free-Schools qui sont un bel exemple de réussite éducative.

Plus d'informations

 

 

L'enseignement immersif des langues régionales

Enseignement immersif et promotion des langues régionales : un texte vidé de son contenu par la majorité présidentielle.

Patrick Hetzel fut l'orateur du groupe Les Républicains dans l'hémicycle au sujet de la proposition de loi du groupe écologiste relative à l'enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l'espace public et audiovisuel.

Illustrant son propos par la situation en la matière en Alsace, Patrick Hetzel explique l'attachement viscéral des Alsaciens à leurs racines qui sont partie intégrante de leur chair. L'Alsace au fil du temps a connu une double influence culturelle : celle de la France et celle de l'Allemagne. Riche de cet héritage biculturel, les Alsaciens ont pendant des Siècles pratiqué leur langue de façon vernaculaire, laissant le soin aux États Nations d'imposer à tour de rôle, leur emprise linguistique. L'Etat se chargeait de transmettre la langue nationale et la famille assurait la transmission de la langue vernaculaire. Hélas, au cours du vingtième siècle et plus particulièrement au cours des dernières décennies, ce schéma archétypal a progressivement volé en éclat.

Ensuite, deux autres évolutions, de nature  sociologique, ont fini par parachever la mise en danger de l'alsacien comme langue régionale vivante : d'une part un déplacement progressif de nos populations alsaciennes de la campagne vers les villes, plus cosmopolites, d'autre part, avec des phénomènes migratoires qui ont amené en Alsace des personnes qui ne pratiquaient pas l'alsacien. C'est la raison pour laquelle désormais il faut agir et se mobiliser sans relâche pour que les jeunes générations puissent bénéficier d'une transmission patrimoniale culturelle et linguistique aussi riche que celle de leurs aînés.

Nous sommes à un moment clé pour pouvoir défendre cette langue qui constitua, en son temps, le terreau si fertile de l'humanisme rhénan. Certes, développer l'enseignement immersif des langues n'est pas tout mais c'est un levier pédagogique intéressant permettant d'amplifier la dynamique enclenchée autour de la langue régionale d'une part et du bilinguisme d'autre part. Notamment si l'on prend bien garde de s'assurer que l'enseignement de la langue régionale ne se fera pas au détriment du français, ciment incontestable de notre Nation. De fait, la richesse linguistique que constituent les langues régionales, loin d'appauvrir la France, ne peut que l'enrichir.

Pour autant, le groupe Les Républicains s'est abstenu sur ce texte car il a été vidé de son contenu par la majorité présidentielle et a perdu tout son sens.

Voir l'intervention en vidéo


Vendredi 18 décembre 2015

Patrick Hetzel intervient sur l'enseignement immersif des langues régionales

BilinguismePatrick Hetzel fut l'orateur du groupe Les Républicains en commission des affaires culturelles et de l'éducation au sujet de la proposition de loi du groupe écologiste relative à l'enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l'espace public et audiovisuel.

Le renforcement de l'enseignement bilingue en langues française et régionale par la reconnaissance de l'enseignement bilingue dit « immersif » est une très bonne idée et cette initiative mérite d'être saluée. Toutefois, deux grandes questions restent ouvertes à la lecture de la proposition de loi :

  1. Le rapporteur semble donner l'ascendant aux langues régionales par rapport au français en terme de volume horaire ce qui n'est pas sans poser problème dans la mesure où il faut évidemment aussi s'assurer que les élèves auront une maitrise suffisante et satisfaisante de la langue française. Une approche immersive ne doit en aucun cas se faire au détriment de la langue française.
  2. Le dispositif est prévu pour les établissements privés mais exclut les établissements privés qui dispensent un enseignement confessionnel. C'est dommage et c'est la raison pour laquelle, un amendement est déposé dans ce sens.

La discussion de ce texte va se poursuivre début janvier dans l'hémicycle.

 

 

Etudier à l'étranger : mettre en place une reconnaissance officielle et établir une équivalence

Patrick Hetzel vient de prendre l'initiative d'une proposition de résolution visant à obtenir l'homologation d'une année scolaire passée à l'étranger.

illustration, étudier à l'étrangerL'intérêt des jeunes Français, en collège ou en lycée, d'aller passer une année à l'étranger ne cesse de croître. Cette année en immersion leur permet de maîtriser parfaitement une langue, d'appréhender un système scolaire différent, mais aussi de découvrir la diversité des cultures, des modes de vie. Il y a cependant un obstacle majeur au développement de ces séjours.
La France reste un des rares pays de l'Union Européenne à ne pas reconnaître du tout la période passée à l'étranger.

La plupart de nos voisins européens ont mis en place des dispositifs visant à encourager et à valoriser la mobilité de leurs élèves, en validant la période scolaire effectuée à l'étranger : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Espagne, Finlande, Italie, Portugal, Roumaine, République Tchèque, Slovénie et enfin la Suède. Certains pays valorisent cette expérience de façon totale et automatique, c'est le cas de l'Italie ou de l'Allemagne. D'autres, comme la Finlande ou l'Espagne, font une reconnaissance partielle.
Certains pays font passer un examen au retour afin d'évaluer le niveau du collégien ou lycéen, ce qui peut paraître légitime.
Les jeunes Français sont notoirement désavantagés, car non seulement aucune équivalence n'est admise à leur retour, mais de surcroît, ils doivent réintégrer le niveau scolaire qu'ils avaient quitté ! De telles mesures sont très contraignantes et les parents deviennent hésitants ne voulant pas pénaliser leurs enfants. Il arrive même que ce type de projet ne soit pas encouragé au sein d'une institution scolaire. Certains établissements refusent la réinscription lors du retour en France.
Alors que les Allemands sont 11 fois plus nombreux que les Français à passer un an de leur scolarité à l'étranger, il paraît indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce type d'étude et établisse une équivalence attendue par les élèves et leurs parents. C'est l'objet de la résolution.

 

 

La rentrée scolaire rime avec échec scolaire pour la ministre de l'Education nationale

Rentrée des classesAu moment où les élèves ont repris le chemin de l'école en ce 1er septembre, il est nécessaire de rappeler que la ministre de l'Education nationale est en situation d'échec sur beaucoup de sujets concernant la politique éducative :

  • Echec de la réforme du collège qui signe la disparition des classes bilangues et européennes ainsi que l'affaiblissement des lettres classiques (latin-grec). Pourtant ce n'est pas en détruisant ce qui fonctionne que l'on va réussir à redresser la barre.
  • Echec de la réforme des rythmes scolaires qui installe plus que jamais une école à deux vitesses, accentuant les inégalités au lieu de les réduire et mettant à mal les finances des communes dont les dépenses ne sont pas compensées intégralement par l'Etat en matière de dispositifs périscolaires lorsqu'elles ont la chance de pouvoir les mettre en place.
  • Echec de l'évaluation des enseignants dont le dossier est resté au point mort.
  • Echec de l'évaluation des élèves puisque les dispositifs existants ont été supprimés ou « allégés ».
  • Echec du plan numérique qui a pris un retard considérable creusant ainsi l'écart entre la France et ses pays voisins en la matière.
  • Echec de la formation des enseignants puisqu'à ce jour la place des sciences cognitives y reste anecdotique.
  • Echec de la politique d'égalité des chances car les décisions de la ministre ne reposent que sur des présupposés idéologiques : avec une politique de la « même chose pour tous », on ne réduit pas les inégalités mais on les amplifie.

Pourtant, le cap est clair. Si l'on veut améliorer la situation scolaire en France et sortir de la spirale de l'échec, il convient de :

  • Relever le niveau d'exigence de l'école.
  • Réformer un baccalauréat devenu obsolète.
  • Donner aux lycées et aux collèges une véritable autonomie avec un vrai responsable disposant d'une réelle autorité, pouvant choisir une partie de ses équipes enseignantes et adapter le programme et la pédagogie en fonction de la situation.
  • Centrer l'école primaire sur les apprentissages fondamentaux et mettre à profit les dernières connaissances en sciences cognitives pour que l'apprentissage soit efficace.
  • Partir du terrain et arrêter de procéder par des réformes technocratiques venues du ministère.

En somme, tout le contraire de ce que fait la gauche depuis trois ans.

 

 
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