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Pouvoir d'adaptation des vitesses maximales autorisées

Patrick Hetzel a soutenu une proposition de loi relative au pouvoir d'adaptation des vitesses maximales autorisées par les autorités titulaires du pouvoir de police de la circulation. Elle a pour objectif d'ouvrir la possibilité aux acteurs locaux de déterminer la vitesse maximale autorisée sur les routes du réseau secondaire sur lesquelles ils ont autorité. Ces acteurs connaissent les routes dangereuses et sont donc les plus aptes à déterminer les routes qui devraient être concernées par l'abaissement de la vitesse maximale autorisée.

Le 9 janvier 2018, le Premier ministre a annoncé la réduction de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire. Ainsi, sont concernées toutes les routes nationales et départementales à double sens sans séparateur central. Cet abaissement de la vitesse sera effectif dès le 1er juillet 2018.

Or, cette mesure est contestable : d'une part, elle a été décidée sans concertation avec les élus locaux, et d'autre part, elle aura de graves conséquences sur les territoires ruraux. En effet, la durée des trajets du quotidien augmentera considérablement, tout comme le temps de parcours vers les autoroutes, aggravant l'enclavement des collectivités rurales et  réduisant encore leur attractivité. En outre, cette mesure fera peser une contrainte importante sur les professionnels dont l'activité est liée aux déplacements routiers : un commercial parcourant 250 kilomètres par jour verra son temps de travail annuel augmenter de 2,5 semaines.

Déjà impactés par la hausse du prix du gazole et le renforcement du contrôle technique, les automobilistes se retrouveront une fois de plus piégés par cette mesure.  De plus, le combat pour réduire le nombre de victimes de la route doit continuer à s'intensifier, passant, notamment, par des aménagements routiers, des routes de meilleures qualité, et une meilleure adaptation des routes dans les zones accidentogènes.