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Importantes dérives budgétaires : Question au Gouvernement

Patrick Hetzel a posé une question au gouvernement le 30.11.16, au sujet des importantes dérives budgétaires (voir vidéo en bas de page).

« Monsieur le Premier ministre, nous examinons en ce moment le projet de loi de finances rectificative pour 2016. C'est un exercice traditionnel en fin d'année. Toutefois, la nouveauté, c'est que ce collectif budgétaire propose 5 milliards d'euros de crédits supplémentaires par rapport à ce que nous avions voté pour le budget de 2016. Ces dépenses supplémentaires portent essentiellement sur des sous budgétisations massives : dérapage des dépenses de personnel, explosion des dépenses de l'aide médicale d'Etat, etc.

Vous financez le tout par effet d'aubaine sur des économies sur la charge de la dette et sur le prélèvement au profit de l'Union européenne. Cela pourrait paraître anodin mais c'est en fait très grave. D'abord parce que nous savons que les taux d'intérêt vont inévitablement remonter.

Ensuite parce que vous avez ouvert les vannes de la dépense en cette fin de quinquennat. Ce qui met en péril la tenue des objectifs de déficit pour 2017. En somme, vous laissez une dette massive aux Français et à vos successeurs. Nous serons donc une nouvelle fois bien largement au-dessus des 3% du PIB à cause de votre incapacité à respecter la trajectoire de réduction du déficit.

Enfin, parce que vous avez d'ores et déjà grevé le budget 2018. Ainsi, la prochaine majorité devra gérer vos 12 milliards d'euros déjà dépensés et dont le coût sera supporté en 2018, alors que les recettes manqueront à l'appel en raison des crédits d'impôts que vous aurez distribués en 2017.  Hélas, plus rien ne nous étonne avec vous mais là cela dépasse tout entendement ! C'est de la cavalerie budgétaire !

Au terme de ce quinquennat, nous aurons toujours une dette galopante, plus d'impôts pour les Français, plus de chômage ! Comme l'indique la Cour des Comptes, vous cherchez à masquer la gravité de la situation. Quand aurez-vous enfin le courage de dire la vérité sur la réalité de nos comptes publics ? ».