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Patrick Hetzel dénonce les incohérences du projet de loi de finances pour 2019

Si on devait qualifier ce budget pour 2019, on pourrait dire qu'il est :

Illisible : des plus et des moins dans tous les sens ;

Brouillon : des mesures dont le calendrier d'application est sans cesse modifié (baisse de charges…) ;

Inefficace : des résultats économiques très mauvais ;

Injuste : on oppose des catégories de Français entre elles ;

Incohérent : on augmente le 5ème acompte d'impôt sur les sociétés pour les ETI et en même temps on fait une baisse générale d'IS.

C'est un budget qui repose injustement sur une politique de transferts considérables de la poche des uns à la poche des autres :

  • La suppression de la taxe d'habitation (20 Md €) est en réalité un transfert du contribuable local au contribuable national. Car au final, les dépenses locales ne vont pas s'évaporer, quelqu'un va bien payer la facture. C'est au mieux un jeu à somme nulle, en réalité un jeu à somme négative à partir du moment où il est financé par la dette.
  • L'augmentation de 25 % de la CSG pour les retraités, est un gigantesque transfert de pouvoir d'achat entre actifs et ceux qui sont jugés inactifs. Les retraités n'ont pas volé leur pension, et les actifs n'ont pas demandé non plus, à prendre l'argent de leurs parents. Ils attendent seulement d'être mieux payés dans leur entreprise.
  • Est-ce que ces transferts sont utiles économiquement ? Utiles à la croissance ? Utiles au pouvoir d'achat des Français ? La réponse est non. L'économie, c'est de la confiance, et la division est le contraire de la confiance. Les transferts sont essentiellement une politique de division sociale qui créent un climat d'incertitude ralentissant la consommation, moteur important de la croissance.

Pour toutes ces raisons, Patrick Hetzel a déposé une série d'amendements qui seront discutés en commission des finances et qui ont un double objectif : d'une part agir efficacement pour rétablir la compétitivité de notre économie française, mère de toutes les batailles, et d'autre part atteindre une plus grande justice fiscale, notamment en faveur des classes moyennes.