Combat pour maintenir la liberté d’instruction à domicile

Instruction à domicile, illustrationPatrick Hetzel a défendu un amendement pour éviter que l'Etat fixe de manière unilatérale les modalités et les lieux de contrôle des connaissances des enfants qui suivent une instruction à domicile.

L'instruction en famille est un droit formalisé en 1882 dans le cadre des lois Ferry établissant le principe du droit à l'Éducation. Aujourd'hui, l'instruction à domicile représente 0,09 % du nombre total d'enfants relevant de l'instruction obligatoire, soit 7 314 élèves. Bien souvent, c'est par choix pédagogique que les parents décident d'instruire leur enfant en famille : recours à d'autres pédagogies (Montessori, Steiner, Freinet, etc.) ou pédagogie basée sur les apprentissages de la vie quotidienne (musée, cuisine, bricolage...), ou utilisation des supports classiques avec un rythme scolaire adapté à leur enfant. Il peut également s'agir d'un choix philosophique, issu d'une volonté de respecter au mieux les besoins individuels de chaque enfant, de respecter ses rythmes de vie et d'apprentissage, ses centres d'intérêts. D'autre part, de nombreux parents choisissent l'IEF en raison d'une situation incompatible avec l'instruction classique – handicap, violences institutionnelles, difficultés d'apprentissage, harcèlement, phobie scolaire etc. – ou de par un événement particulier extérieur à celle-ci – itinérance, éloignement géographique…

Le gouvernement cherche, à travers le projet de loi « Egalité et citoyenneté », à systématiquement contraindre les familles qui effectuent l'instruction à domicile à se rendre dans des lieux extérieurs au domicile familial et à fixer des modalités de contrôle des connaissances qui ne prennent pas en compte les spécificités des méthodes pédagogiques déployées par les familles. Patrick Hetzel a donc défendu un amendement qui supprime l'article attentatoire à la liberté des familles.