Démission de chefs d'entreprise du Conseil national éducation-économie (CNEE)

Au cours d'une séance dédiée au contrôle de l'activité gouvernementale en matière éducative par le parlement, Patrick Hetzel a interrogé la Ministre de l'Education nationale au sujet de la démission des chefs d'entreprise du CNEE :

« Madame la Ministre, il y a quelques semaines cinq chefs d'entreprise ont démissionné du Conseil national éducation-économie où ils siégeaient en tant que personnalités qualifiées. Les entreprises qu'ils représentaient ne sont pas des moindres puisqu'il s'agit de Schneider Electric, Vinci, BNP Paribas, Manpower France et l'Institut de l'entreprise. Le CNEE est une instance qui a pour mission de rapprocher l'école de l'entreprise. Ils mentionnent deux motifs pour justifier leur décision.

Il y a d'abord une incompréhension face aux allègements des programmes d'économie en classe de seconde. Vous avez décidé, Madame la Ministre que les élèves n'auraient plus que quatre chapitres obligatoires au lieu de cinq. Celui qui portait sur la façon dont se forment les prix sur un marché deviendrait facultatif. Le CNEE n'avait pas été consulté sur le sujet. L'entreprise devrait être au cœur de l'enseignement de l'économie or c'est tout le contraire que vous faites.

Le deuxième objet de cette démission est votre fin de non-recevoir de mise à disposition de moyens pour réaliser un rapport sur l'apprentissage. Pour ces chefs d'entreprise, la relance de l'apprentissage est un enjeu crucial. Pourtant vous n'avez eu de cesse depuis cinq ans de déstabiliser cette voie d'excellence : division par deux du crédit d'impôt apprentissage, suppression de  l'indemnité compensatrice forfaitaire (ICF), impossibilité pour les jeunes de moins de quinze ans de devenir apprentis….. Le fossé ne cesse de se creuser entre les entreprises et l'Education nationale sur cette question de l'apprentissage.

Alors Madame la Ministre, quelles mesures comptez-vous enfin prendre pour développer et relancer l'apprentissage dont on sait qu'il permet une excellente insertion professionnelle des jeunes ?».