La rentrée scolaire rime avec échec scolaire pour la ministre de l’Education nationale

Rentrée des classesAu moment où les élèves ont repris le chemin de l'école en ce 1er septembre, il est nécessaire de rappeler que la ministre de l'Education nationale est en situation d'échec sur beaucoup de sujets concernant la politique éducative :

  • Echec de la réforme du collège qui signe la disparition des classes bilangues et européennes ainsi que l'affaiblissement des lettres classiques (latin-grec). Pourtant ce n'est pas en détruisant ce qui fonctionne que l'on va réussir à redresser la barre.
  • Echec de la réforme des rythmes scolaires qui installe plus que jamais une école à deux vitesses, accentuant les inégalités au lieu de les réduire et mettant à mal les finances des communes dont les dépenses ne sont pas compensées intégralement par l'Etat en matière de dispositifs périscolaires lorsqu'elles ont la chance de pouvoir les mettre en place.
  • Echec de l'évaluation des enseignants dont le dossier est resté au point mort.
  • Echec de l'évaluation des élèves puisque les dispositifs existants ont été supprimés ou « allégés ».
  • Echec du plan numérique qui a pris un retard considérable creusant ainsi l'écart entre la France et ses pays voisins en la matière.
  • Echec de la formation des enseignants puisqu'à ce jour la place des sciences cognitives y reste anecdotique.
  • Echec de la politique d'égalité des chances car les décisions de la ministre ne reposent que sur des présupposés idéologiques : avec une politique de la « même chose pour tous », on ne réduit pas les inégalités mais on les amplifie.

Pourtant, le cap est clair. Si l'on veut améliorer la situation scolaire en France et sortir de la spirale de l'échec, il convient de :

  • Relever le niveau d'exigence de l'école.
  • Réformer un baccalauréat devenu obsolète.
  • Donner aux lycées et aux collèges une véritable autonomie avec un vrai responsable disposant d'une réelle autorité, pouvant choisir une partie de ses équipes enseignantes et adapter le programme et la pédagogie en fonction de la situation.
  • Centrer l'école primaire sur les apprentissages fondamentaux et mettre à profit les dernières connaissances en sciences cognitives pour que l'apprentissage soit efficace.
  • Partir du terrain et arrêter de procéder par des réformes technocratiques venues du ministère.

En somme, tout le contraire de ce que fait la gauche depuis trois ans.