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Etudier à l'étranger : mettre en place une reconnaissance officielle et établir une équivalence

Patrick Hetzel vient de prendre l'initiative d'une proposition de résolution visant à obtenir l'homologation d'une année scolaire passée à l'étranger.

illustration, étudier à l'étrangerL'intérêt des jeunes Français, en collège ou en lycée, d'aller passer une année à l'étranger ne cesse de croître. Cette année en immersion leur permet de maîtriser parfaitement une langue, d'appréhender un système scolaire différent, mais aussi de découvrir la diversité des cultures, des modes de vie. Il y a cependant un obstacle majeur au développement de ces séjours.
La France reste un des rares pays de l'Union Européenne à ne pas reconnaître du tout la période passée à l'étranger.

La plupart de nos voisins européens ont mis en place des dispositifs visant à encourager et à valoriser la mobilité de leurs élèves, en validant la période scolaire effectuée à l'étranger : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Espagne, Finlande, Italie, Portugal, Roumaine, République Tchèque, Slovénie et enfin la Suède. Certains pays valorisent cette expérience de façon totale et automatique, c'est le cas de l'Italie ou de l'Allemagne. D'autres, comme la Finlande ou l'Espagne, font une reconnaissance partielle.
Certains pays font passer un examen au retour afin d'évaluer le niveau du collégien ou lycéen, ce qui peut paraître légitime.
Les jeunes Français sont notoirement désavantagés, car non seulement aucune équivalence n'est admise à leur retour, mais de surcroît, ils doivent réintégrer le niveau scolaire qu'ils avaient quitté ! De telles mesures sont très contraignantes et les parents deviennent hésitants ne voulant pas pénaliser leurs enfants. Il arrive même que ce type de projet ne soit pas encouragé au sein d'une institution scolaire. Certains établissements refusent la réinscription lors du retour en France.
Alors que les Allemands sont 11 fois plus nombreux que les Français à passer un an de leur scolarité à l'étranger, il paraît indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce type d'étude et établisse une équivalence attendue par les élèves et leurs parents. C'est l'objet de la résolution.