Patrick Hetzel défend sa proposition de résolution pour une homologation d'une année scolaire passée à l'étranger

Jeudi 16 juin, il a défendu dans l'hémicycle cette proposition soutenue par 125 collègues députés. Pour des raisons purement idéologiques, la majorité socialiste s'y est hélas opposée.

L'intérêt des jeunes Français en collège ou en lycée d'aller passer une année à l'étranger ne cesse de croître. La France reste, à ce jour, l'un des rares pays de l'Union européenne à ne pas reconnaître la période de scolarité passée à l'étranger là où la plupart de nos voisins européens ont depuis longtemps mis en place des dispositifs visant à encourager la mobilité de leurs élèves, en leur permettant de faire valider la période scolaire effectuée à l'étranger. 

Dans les pays européens, la validation peut prendre différentes formes : totale et automatique, partielle voire conditionnelle selon les pays concernés. Par exemple, en Allemagne, l'accréditation de l'année passée à l'étranger est possible sous certaines conditions : avoir une bonne moyenne générale avant de partir à l'étranger, avoir de bonnes notes dans l'école à l'étranger, pouvoir donner un justificatif des matières étudiées à l'étranger. L'Allemagne envoie d'ailleurs 11 fois plus de lycéens en programme d'échange que la France. En Italie, en Suède ou en Belgique, les années passées à l'étranger sont également bien mieux reconnues : délivrance de certificats, validation des connaissances acquises...

En dehors de l'Europe, au Brésil, l'année étudiée à l'étranger peut également être homologuée, par la délivrance d'un certificat décrivant les cours et ses notes dans le pays étranger qui doit ensuite être validé par le Consulat brésilien du pays.

Par rapport à ces exemples étrangers, il parait indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce  type d'études et établisse une équivalence attendue par les élèves et leurs parents.