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Patrick Hetzel interpelle la Ministre de l'Education nationale sur l'importante fuite d'élèves de l'enseignement public vers l'enseignement privé

Au cours de la séance des questions au gouvernement du mercredi 11 janvier, Patrick Hetzel s'est adressé à la Ministre de l'Education nationale :

« Ma question s'adresse à Madame la Ministre de l'Education nationale. Madame la ministre, vous aurez au moins réussi une chose au court de ce quinquennat avec votre politique éducative : faire fuir les familles de l'enseignement public vers l'enseignement privé. D'ailleurs ce n'est plus une fuite, c'est un véritable exode. Ce week-end, le journal Le Monde développe largement cette thèse et vos propres services fournissent des éléments pour l'alimenter. Ainsi une note d'information de décembre émanant de votre ministère explique qu'on assiste à une hausse inédite du nombre d'élèves accueillis dans les établissements d'enseignement privés. Cette progression est très significative puisque le privé augmente de 10 000 élèves dans le secondaire et de 13 500 dans le primaire. Par ailleurs, le public en perd quasiment autant. Il y a donc bien un effet de vases communicants. On peut donc aisément en conclure que la situation actuelle est bien liée à une défiance à l'égard des réformes que vous avez tenté d'impulser. Ainsi, toutes les enquêtes pointent des dysfonctionnements que vous avez largement accentués en cinq ans : rythmes scolaires chamboulés, sections bilangues fermées, programmes revus à la baisse et réforme du collège désastreuse.  Alors Madame la Ministre, quand est ce que nos élèves vont apprendre principalement le français ? Quand comprendrez-vous qu'il faut que les élèves sachent lire, écrire et compter ? Quand allez-vous enfin mettre l'accent sur les sciences pour que nous puissions renouer avec notre fantastique culture scientifique ? Quand allez-vous enseigner à nouveau l'histoire et la géographie nationale pour que les écoliers, d'où qu'ils viennent, les connaissent et puissent en être fiers ? Décidément, Madame la Ministre,  vous avez oublié tous vos classiques, même ceux d'une véritable école de la République !».