Sécuriser la sélection en master

Patrick Hetzel s'est inquiété de la sécurisation juridique de la sélection en master par les universités françaises, suite à une récente décision du Conseil d'Etat.

Dans le cadre de la séance des questions au gouvernement du mercredi 30 mars, Patrick Hetzel a interrogé la ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la recherche à ce sujet :

« Ma question s'adresse à Madame la ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Il y a quelques semaines, le Conseil d'Etat a indiqué que sans décret il ne serait plus possible de sélectionner à l'entrée de la deuxième année de master comme cela se fait depuis la création des masters dans toutes les universités françaises. Suite à une concertation avec les présidents d'Université, le secrétaire d'Etat en charge de l'enseignement supérieur indiquait qu'il était disposé à régler cette question par la publication d'un décret qui comporterait en annexe la liste de tous les masters pour lesquels les universités souhaitent maintenir les dispositions actuelles. Cette orientation était de nature à rassurer tout le monde. Or, à la surprise générale, ici même, vous avez tenu des propos déconcertants et très étonnants concernant la sélection qui serait rétrograde et inutile. Vos déclarations ont dérouté au plus haut point les responsables universitaires et suscité l'incompréhension générale. Refuser la sélection à l'entrée des formations c'est laisser se mettre en place une sélection par l'échec à l'université. Sans compter que cela peut créer des flux dans certains masters qui seront en total décalage avec le marché de l'emploi. Ainsi, on ne rend service à personne, ni aux étudiants, ni aux employeurs ni aux universités. Alors Madame la ministre, allez-vous enfin nous dire quelles sont désormais vos intentions ? En effet, il  devient urgentissime pour nos universités de savoir comment s'organisera la prochaine campagne de recrutement en deuxième année de master».