Audition du président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)

Illustration nucléaireLors de l'audition du président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) par l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), Patrick Hetzel l'a interrogé sur sa capacité à faire face au plan de charge très important qui lui incombe.

Déjà en 2015, le président de l'A.S.N. avait alerté sur le fait que le gouvernement ne lui allouait pas les moyens suffisants pour traiter tous les dossiers dont il a pourtant légalement la responsabilité. Ainsi, l'ASN mais aussi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) n'ont pas obtenu pour 2016 les renforts d'effectifs nécessaires pour faire face aux enjeux. Il en va pourtant de la sécurité de nos concitoyens. Si l'on ajoute à cela, que d'ici fin 2017 l'ASN va devoir engager le traitement d'une cinquantaine de dossiers de réexamen d'installations nucléaires, d'installations du cycle de combustible ou encore de réacteurs de recherche notamment, on peut se demander comment l'agence pourra remplir de façon satisfaisante ses missions. La filière nucléaire française étant très stratégique pour la France, y compris d'un point de vue économique, le gouvernement joue avec le feu en fragilisant les autorités de contrôle de la filière.