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Les donneurs de sang et l'établissement français du sang

Don du SangLes associations locales de donneurs de sang et l'établissement français du sang (E.F.S.).

Patrick Hetzel vient de poser une question écrite à la Ministre des affaires sociales et de la santé sur le fonctionnement de l'établissement français du sang (E.F.S.).

En effet, il existe très souvent des associations locales de donneurs de sang dans nos communes françaises. Or ces associations disposent de très peu de moyens pour organiser la collecte de sang et obtiennent généralement une petite aide financière de la part de l'E.F.S. en fonction du nombre de donneurs qui se déplacent lors des opérations de collecte de sang. Ces associations locales sont des relais précieux pour diffuser l'état d'esprit du don auprès de nos concitoyens. Elles sont un relais essentiel face à une solidarité indispensable et compliquée à ce jour : aider à faire vivre autrui. Il semblerait que ces associations locales rencontrent de plus en plus de difficultés à être, même modestement, soutenues financièrement par l'E.F.S. Il en résulte d'importantes interrogations au sein des associations locales de donneurs de sang au sujet des intentions réelles à leur égard de la part de l'établissement français du sang. En raison des liens contractuels entre l'Etat et l'établissement français du sang, Patrick Hetzel aimerait connaître la position du gouvernement au sujet de la place que doivent occuper les associations locales de donneurs de sang dans le dispositif nationale du don du sang.

 

 

 

Droit à l’oubli à 5 ans pour les personnes atteintes d’un cancer

Cancer, droit à l'oubli, illustrationPatrick Hetzel vient de cosigner une proposition de loi visant à appliquer le droit à l'oubli à 5 ans pour les personnes atteintes d'un cancer.

Le cancer est devenu un problème majeur de santé publique. Chaque année, ce sont des milliers de Français qui sont touchés par ce fléau à l'origine de situations de détresse qui nécessitent une véritable mobilisation nationale. Jeunes ou seniors : tout le monde peut être touché par un cancer. Selon certains chiffres alarmants, un homme sur deux et une femme sur trois auront un cancer avant leurs quatre-vingt-cinq ans. Pour autant, les progrès de la science sont colossaux et particulièrement encourageants. Grâce aux soins qui leur sont apportés, au bout de cinq ans et sans rechute, les médecins peuvent désormais affirmer aux patients qu'ils sont guéris. Or, malgré cette guérison, le cancer laisse derrière lui de nombreuses conséquences dans la vie quotidienne des anciens malades. C'est la raison pour laquelle il semble nécessaire de continuer à les soutenir en encourageant le droit à l'oubli. Le droit à l'oubli consiste à permettre à une personne de ne pas subir toute sa vie le poids d'une maladie dont elle est guérie. Il permet à toute personne malade de préparer l'avenir en cas de rémission, de construire, de se reconstruire, d'emprunter, de se projeter et de vivre, tout simplement. Sans qu'on lui rappelle constamment qu'il a été atteint, un jour, d'un cancer.

Le cancer touche chaque année environ 350 000 personnes, dont 100 000 pour des pathologies à très bon pronostic – plus de 80 % de survie à cinq ans selon les chiffres de l'Institut national du cancer. Pour tous ceux-là, il est temps de mettre un terme à cette double peine que constituent la période de maladie et les obstacles qui s'ensuivent. La loi santé de 2015 a permis une réelle avancée sur ce sujet en permettant un droit à l'oubli de cinq ans pour les personnes dont la maladie a été déclarée avant leurs 18 ans, et de dix ans pour les autres. Il est aujourd'hui temps de songer sérieusement à inscrire dans la loi un droit à l'oubli, au bout de cinq ans, pour les adultes guéris d'un cancer. Il s'agit à la fois d'une mesure réaliste, d'un encouragement pour la recherche et la médecine mais aussi d'un message d'espoir pour tous les malades.

 

 

 
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