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Projet de loi Peillon

La montagne a accouché d’une souris

En ce qui concerne le projet de Monsieur Peillon, je suis sur la même ligne que Benoist Apparu.
Il y a un écart énorme entre ce qui nous avait été annoncé et ce qui nous est présenté. On nous a dit que, lors du mandat de Monsieur Hollande, la question de l’éducation serait une priorité et que Monsieur Peillon allait mettre en place une refondation de l’école. Le vocable même de “refondation” avait surpris, car il impliquait, si on se fie à l’étymologie, que les fondations elles-même n’étaient pas bonnes.

La question de l’éducation est une question qu’il faut examiner sur une longue période. Entre le moment où vous mettez en place des orientations et le moment où vous pouvez en tirer des conclusions, il faut en effet qu’un certain nombre d’années se soient écoulées. Ainsi on considère généralement qu’il faut une bonne dizaine d’années pour évaluer une politique éducative. Or on s’aperçoit que la dernière loi sur l’éducation est la loi Fillon de 2005, il y a à peine 8 ans, ce qui montre bien que le projet de refondation de Monsieur Peillon est une tentation de gommer rapidement ce qui a été fait pour aller sur de nouvelles orientations.

Le texte de Vincent Peillon n'est pas à la hauteur des enjeux

Entre ce que Monsieur Peillon nous annonçait au mois de mai 2012 et ce qu’on voit là, il y a un décalage énorme. Ce texte n’est pas du tout à la hauteur des enjeux.
D’abord, il ne se penche pas sur la question du statut des enseignants. On a aujourd’hui un décret datant de 1950 qui régit le statut des enseignants. Xavier Darcos fut le premier à avoir repris ce décret en 2008 et on s’attendait donc à ce que cette question soit abordée dans le nouveau projet de loi. Il n’en est rien.
Ensuite on nous dit : “Priorité à l’école primaire”. Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut qu’à la sortie du primaire tous nos jeunes français sachent lire, écrire et compter. Mais on sait aussi que pour accorder la priorité au primaire, il faut faire évoluer le statut des directeurs d’écoles primaires, question qui est éludée dans le texte.
Plus surprenant, pour un ministre qui se dit issu du sérail, la liberté et l’efficacité pédagogiques ne sont pas abordées du tout. C’est ce qui m’a amené, hier, lors de la discussion générale à tenir ce propos très dur à la tribune à l’égard de Monsieur Peillon : “Monsieur le Ministre, vous êtes carrément hors sujet avec ce texte qui devait être une réforme majeure du quinquennat.”
C’est d’autant plus dramatique que c’est le seul ministère qui se voit doté de moyens. A l’UMP, nous ne sommes évidemment pas d’accord avec le projet de création de 60.000 postes et nous pensons qu’il vaudrait mieux re-déployer des postes du lycée vers le primaire. Mais ce qui est incroyable, c’est que, quand vous regardez de près, ces postes ne sont en plus pas déployés à bon escient. Monsieur Hollande dit depuis le début qu’il n’y aura pas dans le pays de création de postes de fonctionnaires. Donc cela signifie que si on veut créer 60.000 postes de plus, il va falloir appliquer non plus du 1 sur 2 mais du 2 sur 3 dans tous les autres ministères. Qu’on nous explique comment on va faire !
Voilà donc un certain nombre de points précis qui restent flous.

Réduire la question de l'école à un objet politique est indigne

Il y a un vrai problème de méthode, ce qui est assez surprenant puisqu’on nous avait annoncé que Monsieur Peillon avait préparé deux ans avant la campagne  présidentielle ce secteur de l’Education nationale. Aujourd’hui, force est de constater qu’il a réussi un exploit : alors qu’il va créer 60.000 postes pendant le quinquennat, il a contre lui la majorité des parents d’élèves, la majorité des enseignants et la majorité des collectivités locales. Et pas seulement celles de droite : le maire de Strasbourg a ainsi clairement déclaré qu’il n’aurait pas les moyens de mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires cette année et a parlé de “précipitation”. Donc les propres amis politiques de Monsieur Peillon sont en train de le lâcher sur ce sujet, ce qui fait que nous avons aujourd’hui un ministre qui semble suspendu au-dessus du vide.

J’ai une vraie difficulté politique avec les orientations de Monsieur Peillon, car je considère qu’un sujet comme l’école est un sujet sur lequel il est essentiel de créer un consensus. On devrait être capable de reconnaître que certaines orientations d’une politique éducative ne sont pas nécessairement de droite ou de gauche. Et il semblait ici essentiel de pouvoir créer un consensus, ou en tout cas faire en sorte de ne pas cliver le débat. Or, dès hier, Monsieur Peillon s’est immédiatement mis dans une posture de clivage lorsqu’il est intervenu à la tribune pour faire son exposé d’introduction. Et cela, j’ose le dire, n’est pas digne d’un ministre de l’Education nationale. Réduire la question de l’école à un objet politique, c’est indigne, quand on sait qu’on a un vrai défi devant nous. Il faut préparer notre jeunesse aux différents enjeux du 21ème siècle et là on passe à côté des points principaux. On nous annonçait une réforme ambitieuse et tout cela est en réalité du sable mouvant.

 

Patrick Hetzel,
Député du Bas-Rhin

 

à voir également sur : http://www.newsring.fr/societe/230-faut-il-changer-lecole/37459-projet-de-loi-peillon-la-montagne-a-accouche-dune-souris

 

 

Refondation de l'école : discussion générale

La Croix - Edition du 11 mars 2013

Article La Croix du 11.03.13

Quelques unes des interventions de Patrick Hetzel dans l'hémicycle à l'occasion de la discussion générale sur la refondation de l'école :

le 11 mars 2013

le 12 mars 2013

le 14 mars 2013

Intervention de Patrick Hetzel en Commission des affaires culturelles du 20.02.13 dans le cadre de la discussion générale sur la refondation de l'école :

le 20.02.13

 

 

Tribune "Valeurs Actuelles"

Où est passée la refondation de l'école ?
Revue "Valeurs Actuelles" n°3977 du 14 au 20 février

tribune

 

 

Question au Premier ministre

Question en séance publique dans l’Hémicycle adressée directement au Premier ministre au sujet des rythmes scolaires

Patrick HETZEL a posé la question suivante mercredi 23 janvier à Jean-Marc AYRAULT :

« Ma question s’adresse à Monsieur le Premier ministre. Elle concerne les rythmes scolaires. En effet, mes collègues Sophie Dion et Didier Quentin ont interrogé votre ministre de l’Éducation nationale et chaque fois, il a répondu à côté. Il est hors sujet et ne semble pas savoir où il veut aller. D’ailleurs, vous l’aviez-vous même recadré sur ce point à peine quelques jours après votre prise de fonction. C’est pourquoi je m’adresse directement à vous, Monsieur le Premier ministre, de telle sorte que vous puissiez nous éclairer sur cette question. Vous avez sans doute dû noter qu’un certain nombre de vos propres amis sont actuellement en train de vous alerter que rien ne va rue de Grenelle.

Hier a eu lieu une grève massive dans les écoles parisiennes au sujet de cette réforme. Elle suscite de très sévères critiques. Christian Pierret, qui n’est pas de l’UMP, a dit : « Les rejets répétés de ce texte posent clairement la question de sa fragilité et des importants risques de contentieux ». Cette réforme n’a donné lieu à aucune véritable concertation. Le ministre de l’Éducation nationale a même réussi l’exploit de faire, sur ce sujet, un très large consensus contre lui.

Pour réussir cette réforme, on doit tenir compte de tous les paramètres : l’intérêt de l’enfant, la performance scolaire, le mode de vie des familles, le coût pour la collectivité et les contribuables et les impératifs pédagogiques des enseignants. Cette réforme est menée à la hussarde. Elle aura un coût exorbitant, alors qu’elle ne repose sur aucune base sérieuse et scientifique. Monsieur le Premier ministre, je voudrais savoir si vous allez demander à votre ministre de reprendre ce dossier qui, pour le moment, est totalement enlisé et donne lieu à une pagaille monstre dans l’ensemble des communes françaises. »

Voir l'intégralité de la question et la réponse du Premier ministre.

 

 

 

Audition de la Présidente d'ARTE-France

Audition de Mme Véronique Cayla, Présidente d'ARTE-France par les membres de la commission des affaires culturelles
Question du député Patrick Hetzel

 

Pour voir l'ensemble de cette audition 

 

 

Procédure de radiation

M. Patrick Hetzel attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les difficultés rencontrées par les petites communes rurales ayant un bâtiment inscrit sur la liste de l'inventaire supplémentaire des Monuments historique […]
Question écrite n° 2199 publiée le 31 juillet 2012 Voir l’intégralité de la question et la réponse

 

 

Poursuivre la création d'internats d'excellence

M. Patrick Hetzel souhaite interroger M. le ministre de l'éducation nationale sur l'internat d'excellence, dispositif lancé par l'ancien gouvernement. Il voudrait savoir s'il compte poursuivre la création d'internats d'excellence.
Question écrite n° 2571 publiée le 07 août 2012 Voir la question

 

 

Ecoles de la deuxième chance: poursuite de l'initiative ?

M. Patrick Hetzel souhaite interroger M. le ministre de l'éducation nationale sur les écoles de la deuxième chance. Ces écoles accueillent des jeunes sortis du système scolaire depuis plus d'un an, sans diplôme et sans qualification. Il en existe actuellement une quarantaine. 60 % de jeunes accèdent à un emploi (CDI ou CDD). Aussi, au vu du taux de réussite de ces écoles aussi bien dans le domaine de l'insertion sociale que professionnelle, il lui demande si le Gouvernement va poursuivre cette initiative.
Question écrite n° 2551 publiée le 07 août 2012 Voir la question

 

 
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