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Aucune concertation pour une demi-journée de classe libérée

Patrick Hetzel a interrogé Madame la ministre de l'éducation nationale sur la manière dont a été prise la décision de libérer une demi-journée de classe.

classe videEn effet, le ministère de l'Education nationale a souhaité que l'ensemble des enseignants soient consultés sur les programmes de l'école maternelle et sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Il a donc libéré une demi-journée de classe sans aucune concertation préalable avec les fédérations de parents d'élèves.
Manifestement le ministère de l'éducation nationale a décidé seul et les familles doivent s'adapter sans avoir leur mot à dire. Pourtant les représentants de parents d'élèves sont des partenaires de l'éducation nationale.
Patrick Hetzel a donc souhaité savoir pourquoi les fédérations de parents d'élèves n'ont pas été interrogées en amont sur une telle décision qui a d'importantes conséquences sur l'organisation des familles. D'autant plus que les relations Ecole-parents sont essentielles à la réussite des élèves et au bon climat des établissements scolaires.

 

 

Formation professionnelle et apprentissage : il faut encore aller plus loin !

Article de Patrick Hetzel paru dans Le Trombinoscope - Septembre 2014

article Trombinoscope sept 14

 

 

Education nationale : c'est l'état d'urgence !

La rentrée scolaire vient juste d'avoir lieu et hélas, force est de constater que l'Education nationale n'est plus pilotée du tout. La réalité de l'état de notre enseignement public est très dégradée. Comme l'indiquent les conclusions d'un récent rapport de la Cour des Comptes et les enquêtes internationales de l'OCDE (enquêtes PISA) : le niveau de l'enseignement en France a nettement baissé malgré des moyens sans cesse accrus. Aujourd'hui, c'est un nouveau coup de tonnerre qui secoue l'institution par les résultats édifiants d'une enquête réalisée par l'IFOP pour SOS Education. Cette dernière met en perspective une réalité aussi préoccupante qu'inquiétante en matière éducative :

- Pour 85 % des enseignants, le niveau de maîtrise de la langue écrite des élèves s'est dégradé.

- Ils sont pourtant 89 % à considérer que les savoirs fondamentaux qui doivent être transmis à l'école primaire consistent avant tout à apprendre à lire, à écrire et à compter. Et pourtant, 51 % d'entre eux déclarent que l'école primaire remplit mal sa mission d'apprendre à lire, à écrire et à compter.

- Ils sont très nombreux à plébisciter l'instauration d'un examen d'entrée en sixième (77 % d'entre eux).

- Pour 49 % des enseignants, ils considèrent qu'ils ne disposent pas des moyens pour exercer leur autorité.

Ces résultats doivent nous interroger. Car c'est l'avenir de notre pays qui se joue dans nos écoles, collèges et lycées. Manifestement ces données d'enquête montrent, preuve à l'appui, que le gouvernement a jusqu'à présent largement échoué en matière éducative. C'est regrettable.

En effet, depuis 2012, le gouvernement n'a pas pris une seule mesure de nature à rehausser la qualité et les exigences de l'enseignement :

- Il a décidé, malgré une situation financière désastreuse, de créer 60 000 emplois nouveaux sans se soucier du niveau des recrutements. Dans certaines académies, les enseignants reçus cette année en fin de classement aux concours ont obtenu des notes catastrophiques. Pire, les ministres n'ont pas réussi à faire assurer les enseignements des matières fondamentales. Une première dans l'histoire de l'Education nationale : il manquera des professeurs de français et de mathématiques dans certaines classes cette année.

- La majorité socialiste a abrogé en 2013 le socle commun de connaissances et de compétences qu'avait instauré la loi Fillon de 2005.

- Il a renoncé à sa promesse de faire un statut visant à donner enfin plus d'autorité aux directeurs des écoles.

Le gouvernement a préféré prendre des décisions à caractère idéologique, comme par exemple :

- Imposer sans concertation une réforme des rythmes scolaires. Pourtant, cette dernière va désorganiser le temps scolaire et la vie familiale, multiplier des intervenants devant les enfants et sera très coûteuse pour les finances des communes – donc les contribuables. Au lieu de réduire les inégalités, cette réforme va les creuser car l'Etat n'assume pas ses responsabilités. Un comble !

- Diffuser ses « ABCD de l'égalité », inspirés par la très controversée théorie du genre, alors qu'il faut plus que jamais créer un consensus autour de l'école, éviter de cliver inutilement et avant tout donner un objectif clair et simple à l'école de la République : celui qu'en France tous les élèves sachent lire, écrire et compter correctement en fin d'école primaire.

- Augmenter les temps de vacances : rentrée 2014 retardée par Monsieur Hamon, vacances de la Toussaint augmentées de trois jours.

- Supprimer les évaluations des connaissances des élèves en CE1 et CM2 au motif que les évaluations traumatiseraient les élèves et stigmatiseraient les enseignants.

- Dénigrer le mérite et l'effort comme en attestent la suppression des internats d'excellence ou encore la suppression des bourses au mérite.

La prétentieuse « Refondation de l'école » de Monsieur Peillon n'a en réalité aucun contenu et la rentrée scolaire 2014 est une parfaite illustration de la politique de gribouille que pratique la gauche depuis 2012 en matière éducative. C'est dramatique.

Tous les pays qui ont obtenu de meilleures performances de leur système éducatif ont modifié le cadre et les méthodes de l'enseignement : établissements scolaires plus autonomes, accroissement du rôle des chefs d'établissement et de l'implication des parents, constitution d'équipes de professeurs moins nombreux qu'en France mais plus présents dans les établissements et mieux payés, choix de méthodes pédagogiques éprouvées pour acquérir les bases, évaluation des résultats, processus d'orientation efficace, développement du numérique et de formations en lien avec l'entreprise et de l'apprentissage, préparation des bacheliers à l'enseignement supérieur …

Pour toutes ces raisons, j'ai travaillé aux cours des derniers mois aux côtés de François Fillon afin d'élaborer le programme que Force républicaine propose de mettre en œuvre en matière d'éducation. Il faut désormais décréter l'état d'urgence pour notre Education nationale car c'est par là que tout commence.

Pour retrouver les propositions en question, cliquez ici

Cordialement,

Patrick Hetzel,
Député du Bas-Rhin

 

 

Demande de précisions concernant la campagne de communication du gouvernement

EcoleDemande de précisions concernant la récente campagne de communication pour promouvoir les cinq matinées de classe par semaine

Patrick Hetzel a  interrogé la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur cette campagne de communication qui est largement au service du gouvernement.
Par ailleurs, elle risque de faire circuler des idées fausses au sujet d'un potentiel lien entre la performance scolaire et ce dispositif des cinq matinées de classe.
Patrick Hetzel souhaite donc savoir deux choses. D'une part, quels sont les travaux scientifiques sur lesquels le gouvernement s'appuie pour diffuser son message de promotion de la semaine scolaire composée de cinq matinées. D'autre part, il souhaite connaître le budget que le Ministère consacre à cette campagne de communication avec la ventilation par grandes catégories de médias.

 

 

Miser sur l'insertion des jeunes en entreprise

Illustration apprentissagePatrick Hetzel cosigne une proposition de loi visant à miser sur l'insertion des jeunes en entreprise.

L'apprentissage est une excellente voie pour permettre l'insertion professionnelle.
Pour aider le gouvernement à atteindre ses objectifs ambitieux en la matière, alors que jusqu'à présent le nombre de contrats d'apprentissage est en baisse, cette proposition de loi a pour but de supprimer toutes les charges patronales pendant la durée des contrats d'apprentissage conclus en 2015.
Si cette expérience est positive, elle sera susceptible d'être reconduite.

 

 

Rentrée scolaire 2014 : c'est gribouille qui gère la politique éducative de la France !

A l'heure où nos jeunes concitoyens reprennent le chemin de l'école, force est de constater que l'Education nationale n'est plus pilotée. Depuis janvier de cette année, elle a connu trois ministres, la démission du directeur de l'enseignement scolaire puis celle du conseil national des programmes. Pour un chantier prioritaire de François Hollande, c'est un chantier… Cela part dans tous les sens et tous les acteurs concernés y perdent leur latin : élèves, parents, enseignants et élus.

La réalité de l'état de notre enseignement public est très inquiétante. Comme l'indiquent les conclusions d'un récent rapport de la Cour des Comptes et les enquêtes internationales de l'OCDE : le niveau de l'enseignement en France a nettement baissé malgré des moyens sans cesse accrus. C'est l'avenir de notre pays qui s'y joue et manifestement le gouvernement gribouille en matière éducative. C'est regrettable.

Depuis 2012, le gouvernement n'a pas pris une seule mesure de nature à rehausser la qualité et les exigences de l'enseignement :

- Il a décidé, malgré une situation financière désastreuse, de créer 60.000 emplois nouveaux sans se soucier du niveau des recrutements. Dans certaines académies, les enseignants reçus cette année en fin de classement aux concours ont obtenu des notes catastrophiques. Pire, les ministres n'ont pas réussi à faire assurer les enseignements des matières fondamentales. Une première dans l'histoire de l'Education nationale : il manquera des professeurs de français et de mathématiques dans certaines classes cette année.

- La majorité socialiste a abrogé en 2013 le socle commun de connaissances et de compétences qu'avait instauré la loi Fillon de 2005. Elle s'était engagée à en publier un nouveau mais le ministère n'a toujours rien décidé. Résultat : ni les parents ni les enseignants des écoles et des collèges ne connaissent à cette rentrée les objectifs de l'enseignement obligatoire en France !

- Le gouvernement parle d'apprentissage mais il n'a rien fait pour encourager les conseils régionaux à créer de nouvelles formations par apprentissage alors que l'on sait qu'elles produisent d'excellents résultats pour permettre à nos jeunes de trouver un emploi en sortie de formation.

- Il a renoncé à sa promesse de faire un statut visant à donner enfin plus d'autorité aux directeurs des écoles.

Le gouvernement a préféré prendre des décisions à caractère idéologique, comme par exemple :

- Imposer sans concertation une réforme des rythmes scolaires. Pourtant, cette dernière va désorganiser le temps scolaire et la vie familiale, multiplier des intervenants devant les enfants et sera très coûteuse pour les finances des communes – donc les contribuables. Au lieu de réduire les inégalités, cette réforme va les creuser car l'Etat n'assume pas ses responsabilités. Un comble !

- Diffuser ses « ABCD de l'égalité », inspirés par la très controversée théorie du genre, alors qu'il faut plus que jamais créer un consensus autour de l'école, éviter de cliver inutilement et avant tout donner un objectif clair et simple à l'école de la République: celui qu'en France tous les élèves sachent lire, écrire et compter correctement en fin d'école primaire.

- Augmenter les temps de vacances : rentrée 2014 retardée par Monsieur Hamon, vacances de la Toussaint augmentées de trois jours.

- Supprimer les évaluations des connaissances des élèves en CE1 et CM2 au motif que les évaluations traumatiseraient les élèves et stigmatiseraient les enseignants.

- Dénigrer le mérite et l'effort comme en attestent la suppression des internats d'excellence ou encore la suppression des bourses au mérite.

La prétentieuse « Refondation de l'école » de Monsieur Peillon n'a en réalité aucun contenu et la rentrée scolaire 2014 est une parfaite illustration de la politique de gribouille que pratique la gauche depuis 2012 en matière éducative. C'est dramatique.

Tous les pays qui ont obtenu de meilleures performances de leur système éducatif ont modifié le cadre et les méthodes de l'enseignement : établissements scolaires plus autonomes, accroissement du rôle des chefs d'établissement et de l'implication des parents, constitution d'équipes de professeurs moins nombreux qu'en France mais plus présents dans les établissements et mieux payés, choix de méthodes pédagogiques éprouvées pour acquérir les bases, évaluation des résultats, processus d'orientation efficace, développement du numérique et de formations en lien avec l'entreprise et de l'apprentissage, préparation des bacheliers à l'enseignement supérieur,…

Pour toutes ces raisons, j'ai travaillé aux cours des derniers mois aux côtés de François Fillon afin d'élaborer le programme que Force républicaine propose de mettre en œuvre en matière d'éducation car l'Education nationale mérite mieux qu'une politique de gribouille.

Pour retrouver les propositions en question, cliquez ici


Patrick Hetzel,
Député du Bas-Rhin

 

 

Pour une approche nuancée et mesurée du concept de coéducation prônée par un récent rapport sur les relations parents-école

illustration relation parent-école[Vidéo]. Le mercredi 9 juillet a été présenté en commission des affaires culturelles et de l’éducation, un rapport au sujet des relations entre l’école et les parents. Dans cette discussion, Patrick Hetzel a tenu à insister sur les potentielles limites du concept de coéducation développé à plusieurs reprises dans le rapport parlementaire. La coéducation y est développée de façon parfois très idéaliste. Ce concept comporte évidemment un intérêt mais beaucoup de travaux internationaux en pédagogie pointent aussi du doigt les limites de celui-ci. Par ailleurs, le concept même de coéducation est susceptible d’avoir plusieurs acceptions. Il est donc essentiel de mieux définir ce que l’on entend par coéducation. En effet, il est une acception qui peut-être problématique, notamment celle qui relève d’une école de pensée très spécifique au sein des différents courants de la pédagogie. C’est cette école de pensée qui a cherché à placer l’élève au cœur du système éducatif et qui a contribué à déconstruire plus particulièrement dans les sciences de l’éducation en France, la relation maître-élève en tant qu’elle comporte un maître détenteur d’un savoir et de valeurs que ce dernier transmet à ses élèves. Dans cette relation, il y a pourtant un aîné et un jeune qui ont des statuts de maîtrise des connaissances et des savoirs qui sont différents par nature et qu’il convient de reconnaître comme tels et ne pas chercher à gommer comme le fait un certain courant de la coéducation. Cette école de pensée se situe dans une perspective relativiste de la transmission des savoirs et privilégie une vision collective au sens de groupe classe en négligeant la dimension plus individuelle de la transmission des connaissances.

Il est donc important de préciser clairement que le rapport ne devrait pas épouser cette vision de la coéducation et qu’il doit s’en écarter en privilégiant une acception plus « grand public » du concept de coéducation en la définissant comme le lien que l’institution scolaire construit avec les parents. Il s’agit alors d’associer les parents aux actions éducatives entreprises par les personnels enseignants à l’école. C’est alors une façon de stimuler l’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants. Ils sont d’ailleurs les premiers éducateurs de leurs enfants là où l’école doit davantage se consacrer à l’instruction des enfants. La coéducation peut alors devenir une façon de faire avancer la connaissance des dynamiques interactives dans les processus éducatifs où les parents peuvent prendre toute leur place.

 

 

Discussion finale autour de la proposition de loi concernant l'encadrement des stages

Patrick Hetzel était l’orateur du groupe UMP pour la discussion finale autour de la proposition de loi concernant l’encadrement des stages.

Le député a rappelé qu’en raison de la situation de l'emploi, aujourd'hui la priorité est avant tout de renforcer la qualité du stage (contenu, déroulement et évaluation du stagiaire) en partenariat avec les établissements d’enseignement.
C’est un outil de formation qui doit s’appuyer sur la responsabilisation des trois parties prenantes : établissement scolaire, jeune, entreprise. Cette relation tripartite ne fonctionne qu’en situation de confiance réciproque fondée sur un équilibre des engagements de nature exclusivement qualitative. Une nouvelle règlementation contraignante, à la charge quasi-exclusive des entreprises, est de nature à rompre cet équilibre et à limiter encore plus l’accès des jeunes aux stages. Hélas, plusieurs points de cette proposition de loi ne s’inscrivent absolument pas dans le développement d’une relation de confiance : 

1) Le principe d’une limitation du nombre de stagiaires en fonction des effectifs et la création d’une amende administrative de 2000 à 4000 euros par stagiaire stigmatisent les entreprises.

2) L’assimilation du stage à un contrat de travail aggrave la charge administrative des entreprises et opère un glissement très dangereux du Code de l’Education vers le Code du Travail.

3) L’année de césure pratiquée par les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce et certains cursus universitaires est menacée de disparition pure et simple alors qu’elle est un superbe tremplin pour l’insertion des jeunes diplômés.

Patrick Hetzel a conclu que cette proposition de loi était dangereuse, parce qu’elle allait raréfier l’offre de stages : « Le mieux est l’ennemi du bien : pour protéger les stagiaires encore faut-il qu’il y ait des stages. Alors qu’un stage est devenu un passeport pour l’emploi, n’empêchons pas les jeunes de valider leur cursus faute d’avoir pu en accomplir un. Voilà pourquoi nous sommes opposés à ce texte qui, hélas, va empêcher nos jeunes de trouver des stages. »

 

 

Moratoire pour l'application de la réforme des rythmes scolaires

Patrick Hetzel a pris l’initiative d’une proposition de loi visant à accorder un moratoire pour l'application de la réforme des rythmes scolaires et à subordonner son application à la création d'une dotation de compensation ayant un caractère pérenne.

Voir le texte intégral de cette proposition. Cette dernière est notamment cosignée par Bernard Accoyer, François Fillon, Hervé Gaymard, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et Eric Woerth.

 

 

Rythmes scolaires et expérimentation : rejet de principe malgré des propositions conformes aux intérêts de l'enfant

Patrick Hetzel a une nouvelle fois interrogé sous forme de question orale le ministre de l’Education nationale au sujet de la réforme des rythmes scolaires : hélas aucun dialogue n’est possible sur cette question. (voir la vidéo ci-dessous)

Lors de la séance des questions orales au gouvernement du mardi 10 juin, Patrick Hetzel a interrogé le ministre au sujet de la réforme des rythmes scolaires en général, et plus particulièrement à propos des demandes d’expérimentation formulées par cinquante-cinq maires de sa circonscription :

« J’ai écrit le 16 mai dernier à M. Hamon pour lui rappeler que cinquante-cinq communes de ma circonscription avaient demandé, conformément au premier alinéa de l’article 37 de la Constitution, des expérimentations permettant de décliner une semaine de 22 heures de cours sur quatre jours, avec un rattrapage de treize journées sur le calendrier classique des vacances. J’avais déjà averti son prédécesseur dès le mois de janvier dernier ; j’avais insisté sur le fait qu’au cours de la décennie écoulée, lorsque des communes demandaient des expérimentations en matière scolaire, elles étaient systématiquement accordées. De toute évidence, la publication par le ministre de l’éducation nationale d’un décret qui permet des expérimentations montre bien que les demandes de ces élus sont tout à fait légitimes. Ces propositions respectent le rythme biologique des enfants en allégeant les journées de classe : c’est une bonne chose. Elles ménagent une journée de repos au milieu de la semaine afin d’éviter une trop grande fatigue aux enfants. De plus, ces demandes d’expérimentation prévoient d’augmenter le nombre de journées annuelles de classe, comme cela est préconisé afin d’améliorer les résultats PISA. Je rappelle que la France a décroché au classement PISA : en matière de performances scolaires, nous sommes au vingt-cinquième rang des pays de l’OCDE. Or, le 16 mai dernier, le recteur de l’académie de Strasbourg, représentant du ministre de l’Education nationale, m’a annoncé que toutes ces demandes d’expérimentations étaient refusées. Je ne comprends absolument pas l’attitude du ministre, qui est totalement décalée par rapport au discours qu’il tient – ici même, dans cet hémicycle, il prônait en effet le dialogue –, sans compter que ces propositions sont en tous points conformes aux intérêts de l’enfant. J’ai discuté directement de cela avec Monsieur le recteur : il m’a indiqué qu’il s’agissait d’un rejet de principe pour non-conformité des expérimentations demandées avec le décret Hamon. Pour finir, cela contrevient à mon sens totalement au principe de libre administration des communes. Je souhaite donc connaître les raisons objectives qui fondent la décision du ministre de l’Education nationale, car il faut écarter toute vision idéologique lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant est en jeu. »

Voici un extrait de la réponse du Ministre :

« La réponse du recteur ne laisse donc subsister aucun doute : on ne peut pas déroger au-delà de ce que permet le décret. Cette porte n’est donc pas ouverte ; elle est même fermée. La seule chose que je puisse vous proposer aujourd’hui, c’est d’examiner, avec les communes concernées de votre circonscription, comment faire entrer les expérimentations qu’elles demandent dans le cadre fixé par le décret. Je pense que les services de Monsieur le recteur pourront vous aider dans ce cadre ; au-delà, la dérogation ne sera pas possible. »

Patrick Hetzel a donc une nouvelle fois déploré le manque de dialogue réel. De toute évidence, l’intérêt de l’enfant n’est pas pris en compte contrairement aux affirmations du gouvernement.

 

 

 
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