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LCP relate le problème de la nomination très contestée du président de l'INRA

LCP relate le problème de la nomination  très contestée du président de l'INRA


Publié le 13.07.16

 

 

La revue Nature s'inquiète au sujet de la nomination d'un non chercheur à la tête de l'INRA

Nature, logo« La revue Nature s'inquiète au sujet de la nomination d'un non chercheur à la tête de l'INRA et mentionne l'action de Patrick Hetzel ».

Article publié le 13.07.16

 

 

 

 

 

 

Nomination de Philippe Mauguin : le coup du grand switch

L'Express - Brice Lacourieux - publié le 13/07/2016. Voir l'article sur le site de l'Express

L'ExpressLa nomination de Philippe Mauguin, directeur de cabinet de Stéphane Le Foll, à la tête de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) est dénoncée depuis plusieurs semaines par l'opposition, qui y voit une nomination politique dans une instance scientifique… comme une grande majorité des personnels de l'INRA.

Pour se défendre, le gouvernement explique que cette nomination a recueilli l'avis favorable d'une commission d'experts créée par un décret de novembre 2015. La majorité a tenté de calmer les choses en informant, mardi après-midi, les membres de la Commission des affaires économiques des conclusions de cette commission. Cette réunion de 30 minutes a eu lieu à huis clos, car y étaient évoquées des informations non-anonymisées sur la candidature de Philippe Mauguin.

Cette nomination a été ensuite soumise ce matin au vote de la Commission permanente compétente, celle des affaires économiques (dans un calendrier qui a visiblement été accéléré).

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008 (et la loi organique de 2010), la présidence de l'INRA fait partie des postes attribués par le Président de la République sur lesquels le Parlement doit se prononcer.

Les députés et sénateurs peuvent s'y opposer à condition que les votes contre dans les deux commissions représentent 3/5èmes des suffrages exprimés… barre quasiment impossible à atteindre dans la mesure où le gouvernement dispose d'une majorité, au moins à l'Assemblée.

Le groupe Les Républicains a tenté de faire un « coup » dont les groupes d'opposition ont le secret. Afin d'assurer un maximum de présents et de vote contre, elle a procédé à des changements de commission de dernière minute. 11 députés LR siégeant à la Commission des affaires économiques ont ainsi laissé leur place à des collègues siégeant dans d'autres commissions. Rappelons que le nombre de députés de chaque groupe dans une commission est fixe et proportionnel à la composition globale de l'Assemblée, et que chaque député ne peut appartenir qu'à une seule des 8 commissions permanentes.

C'était sans compter sur le fait que le groupe socialiste a visiblement été mis au courant de cette stratégie… et a donc procédé lui aussi à des « switch » entre ses membres (14 au total).

Ce genre de changement est effectif à minuit, et publiés au Journal Officiel. Si le groupe socialiste n'avait donc pas eu vent de ce coup, il n'aurait donc pas pu se retourner avant le vote.

La manœuvre n'aurait de toute façon pas permis d'atteindre la barre symbolique des 3/5èmes, mais peut-être de faire en sorte que les votes contre soient légèrement plus nombreux que les votes favorables, à la surprise générale.

Les députés ayant changé de commissions provisoirement vont rapidement reprendre leur place, sans doute dès demain. A noter que de tels transferts ont lieu régulièrement, mais cette fois individuellement, lorsqu'un député pressenti pour être rapporteur d'un texte n'est pas membre de la commission saisie au fond.

Au final, l'audition de Philippe Mauguin s'est déroulée dans une salle pleine et une ambiance tendue.

Sa nomination a été validée par le Parlement, avec 39 pour, 25 contre et un bulletin blanc à l'Assemblée ; 10 pour, 10 contre et un bulletin blanc au Sénat.

 

 

ForestOpic : Nomination du PDG de l'INRA: «une transparence de façade»

Article de ForestOpic publié le 12.07.16

Nomination du PDG de l'INRA: «une transparence de façade»

Forestopic, aperçu article du 12.07.16

 

 

Couper dans les budgets de la recherche c'est empêcher l'innovation de demain

Atlantico.frAtlantico.fr - Publié le 28 Juin 2016
Tribune de Patrick Hetzel co-écrite avec Martine Daoust, ancien recteur d'académie

Couper dans les budgets de la recherche c'est empêcher l'innovation de demain

A moins d'un an de la fin du quinquennat, la jeunesse dont François Hollande avait décidé d'être le président est dans la rue, son avenir mis entre parenthèse : la recherche, source de l'innovation de demain, connait de nouveaux rabotements.

Les jeunes et l'espoir devaient être au coeur de ce quinquennat. Un an tout juste avant la fin de la partie, les jeunes sont dans la rue et les espoirs de croissance économique par l'innovation sont rabotés d'un "trait de plume budgétaire" ont dit les 7 prix Nobel dans un article du Monde daté du 24 mai dernier. Mais qui s'en soucie ?
De nombreux chercheurs, enseignants, élus ont exprimé leur inquiétude quant au rabotage des crédits de la recherche. Un peu plus de 250 millions, ce n'est pas rien. Et même s'il s'est beaucoup dit, écrit, qu'il s'agissait d'un peu plus de 1% des budgets, au-delà des chiffres, c'est un signe fort qui est donné au monde de la recherche : il est une simple variable d'ajustement.
Finalement, le symbole de ce tour de bonneteau financier est plus important que les sommes engagées. C'est un marqueur représentatif de l'indifférence générale et de la méconnaissance des décideurs envers le monde de la recherche et de son importance pour rester dans le concert des Nations qui comptent au niveau mondial.

En effet, le temps de la recherche n'est pas le temps politique. Plusieurs mandats s'écoulent entre une décision de soutien à un programme et les retombées sociales, sociétales et économiques. Ce qui peut expliquer cet éloignement, mais ne l'excuse pas. La recherche et l'innovation d'aujourd'hui, c'est le confort, la santé, l'indépendance économique de demain. La recherche, tant publique que privée, est un des leviers structurants du futur de notre économie. Les  ruptures scientifiques puis technologiques préparées dans les laboratoires sont essentielles pour la création des emplois de demain.
La recherche est le creuset des technologies qui permettront de développer les innovations et la richesse de notre Nation dans le futur. Elle contribue à la place et donc à la grandeur de notre pays en le maintenant dans le peloton de tête des pays développés. Et surtout, la recherche est l'un des plus efficaces instruments, sur le plan structurel, dans la lutte contre le chômage car elle est source de compétitivité de nos entreprises. C'est aussi un levier considérable d‘attractivité dans le cadre des échanges scientifiques. Un outil comme le plan ERASMUS ouvre un espace exceptionnel au rayonnement scientifique français. Il est très intéressant d'ailleurs de voir à quel point les chercheurs et les étudiants se sont emparés de ce levier pour dynamiser leurs travaux.
La recherche française est très diversifiée, tant par ses acteurs que par ses objets. C'est le résultat de son histoire et du rôle qu'elle a joué dans la construction du savoir. Cette diversification est source de richesse et ce serait certainement une régression que de l'amputer de son élan. La recherche ne se conçoit qu'à l'échelle internationale et les chercheurs ont compris très tôt l'intérêt des échanges.
La recherche a cette singularité d'être à l'interface entre plusieurs mondes : celui de la production des connaissances, de leur enseignement et de leurs applications économiques.
L'indifférence au fonctionnement de la recherche est certainement entretenue par la complexité de son organisation et à son manque de lisibilité. Mais tout le monde s'en souvient d'un seul coup quand il s'agit de glorifier une prouesse technologique, histoire d'être sur la photo.
On ne peut pas mettre en avant la jeunesse et sa formation nécessaire à la dynamique du pays, et en même temps fragiliser l'outil majeur de la construction des connaissances.
La recherche, ses chercheurs, ses étudiants, ont besoin de stabilité, de sérénité, de valorisation et de considération. L'ignorer et ne donner que des signes de méfiance voire de défiance, c'est priver le pays du pari de la croissance et de la connaissance.
Au regard des liens profonds qui unissent démocratie, vérité et démarche scientifique, ainsi que les dangers qui menacent leur fragile équilibre ; le décideur politique doit prendre conscience de l'importance du soutien économique, moral et sociétal à une recherche de qualité.
Pour toute cette indifférence, ce refus de considération, notre recherche est en péril, les étudiants en stage post doctoral à l'étranger ne reviennent plus, ce qui est une stratégie perdante-perdu pour la France. Formés pendant plus de 10 ans dans l'enseignement supérieur français, ces jeunes vont exprimer leur valeur et leur imagination ailleurs. Le retour sur investissement pour le pays est perdant. Le manque d'attractivité pour des métiers passionnants pour lesquels le ratio salaire/investissement personnel est clairement négatif affaiblit notre outil de recherche et d'innovation.
Depuis quatre ans, la dynamique a été ralentie. Il y eu d'abord la loi Fioraso de 2013 si cette loi ne revient pas sur l'essentiel de la loi de 2007 sur l'autonomie, elle a largement bridé la dynamique initiale en alourdissant la gouvernance et l'organisation du système : dans les universités, les conseils d'administration sont plus nombreux, la création d'un second organe de gestion à la mission incertaine – le conseil académique -, entrave la gouvernance du Président. Elle infantilise l'ensemble des universitaires. La énième refonte des regroupements, sous la forme de communautés d'universités et établissements, avec parfois, des mariages forcés a créé des structures plus artificielles que fonctionnelles. On a préféré faire passer les structures avant les projets et les idées. Ces dernières années ont été consacrées dans les établissements à d'interminables discussions d'organisation, au détriment de la concrétisation des projets de recherche ; elles ont provoqué une lassitude certaine et un découragement des acteurs de terrain.
Après la baisse des dotations de l'Agence nationale de la recherche, l'effondrement des crédits des contrats de plan État-région, les établissements d'enseignement supérieur ont découvert un mode de répartition budgétaire inédit usqu'alors : les universités et les écoles d'ingénieurs bien gérées, celles qui avaient fait des économies grâce à une gestion sérieuse pour investir et par exemple réaliser des travaux ou lancer de nouveaux laboratoires de recherche, ont été ponctionnées de 100 millions d'euros. Et on vient d'inventer la pénalisation à la bonne gestion puisque le CNRS va être amputé d'une partie de ses ressources propres, fruits de la valorisation de l'innovation de ses chercheurs (idem pour le CEA, l'INRIA et l'INRA).
Enfin, la France qui est à la traine en ce qui concerne le nombre de brevets déposés (indicateurs de l'innovation), devrait se doter d'une stratégie ambitieuse de recherche qui devrait atteindre, comme pour ses partenaires européens, 3% de son PIB dans le cadre des accords européens. Pour toutes ces raisons, qui donnent à la recherche et à  l'innovation une dynamique de société, il faut redonner à la connaissance sa place comme source d'espoirs à tout un pays. La ponction budgétaire réalisée est un message détestable adressé à la jeunesse ; c'est aussi une formidable erreur de jugement quant aux espoirs apportés par la recherche et l'innovation en matière d'indépendance économique et de progrès social. Une nouvelle fois, la gauche au pouvoir montre qu'elle ne comprend pas où se situent les enjeux réels pour une France qui gagne et qui rayonne.

 

 

 

Terres rares : l'ouverture de nouvelles mines relancée

L'Opinion - 22 mai 2016 | article signé Irène Inchauspé

Innovation
Terres rares : l'ouverture de nouvelles mines relancée

 

 

 

"Tout le monde veut sa primaire"

France 3 ALsace - La voix est libre "Tout le monde veut sa primaire" - Samedi 30 avril 2016

 

 

 

Patrick Hetzel revient sur l'intervention de François Hollande ce jeudi

France BleuL'invité de la rédaction de 7h15 du vendredi 15 avril 2016

Par Aurélie Locquet

"La France va mieux", message ce jeudi de François Hollande dans l'émission "dialogue citoyen". mais pour le député les Républicains du Bas-Rhin, Patrick Hetzel, "les arguments du président de la République étaient en décalage avec la réalité." Ecouter l'interview

 

 

Remettons l'évaluation au cœur du système éducatif !

FigaroVox, logo

Tribune publiée le 06.04.16 - FigaroVox

Accéder à l'article sur le site du Figaro

FIGAROVOX/TRIBUNE-. Les auteurs, anciens recteurs d'académie, mettent en garde contre la pertinence des récents classements des lycées et regrettent la remise en question du système de notation.

Martine Daoust est professeur des Universités ; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin.
 
Tous les ans, à l'occasion de la publication du classement des lycées, et tous les trois ans, à l'occasion des résultats de l'enquête PISA, le monde de l'éducation s'émeut, s'étonne, se désespère ou se réjouit, c'est selon. Et puis le soufflé retombe. Les différents acteurs - parents, enseignants, élèves, chefs d'établissements - sont laissés seuls face à la gestion de ces données qui devraient pourtant être l'occasion de questionner l'efficacité et la performance réelle de notre système éducatif.À l'ère des «big data», de la connectique, du numérique, au moment où l'effervescence de la coupe d'Europe de foot va permettre d'évaluer, de quantifier à la seconde près, la performance des joueurs, dans ces temps d'instantané où chacun affiche ses exploits sur les réseaux sociaux, le système éducatif se dérobe et développe une inertie résistante et coupable à l'évaluation. On n'évalue plus, on ne note plus, on ne regarde plus les chiffres, et si on les regarde, on ne les fait pas parler et on ne s'en sert point pour redresser la barre.Comment ne pas s'étonner que ce soit la presse qui s'empare des classements alors que les chiffres ont été fournis par le Ministère de l'Éducation nationale lui-même? Comment comprendre qu'au cours de pondérations successives le seul indicateur qui ressorte soit la réussite au baccalauréat? Comment se satisfaire de l'indicateur «réussite au bac» sans tenir compte des mentions obtenues? L'excellence n'entrerait donc pas en ligne de compte? On nous dit que ces données sont plus qualitatives que quantitatives mais certaines facettes qualitatives sont soigneusement évacuées. D'où viennent ces valeurs arbitraires de réussite? Pourquoi une valeur ajoutée de -3 est-elle pire qu'une valeur ajoutée de -2? Quels sont les tests statistiques utilisés? Et enfin, si la prise en compte de l'environnement socio culturel économique d'un établissement doit devenir sa performance, pourquoi ne tient-on pas compte d'éléments internes à l'établissement?Il nous semble en effet, et les études sociologiques des pays nordiques le montrent, que des facteurs internes à l'établissement doivent intervenir dans ces indicateurs de performance. Ainsi, la qualité de vie n'est-elle jamais mesurée…si tant est qu'elle soit abordée… L'objet du lycée est-il uniquement de faire réussir au bac ou de participer à la construction individuelle?
Le pourcentage de réussite au baccalauréat se calcule par rapport aux élèves qui se sont présentés. Y aurait-il des perdus de vue entre les inscrits et les présents ? C'est cette population justement qui devrait attirer l'attention.
La méthodologie utilisée est pour le moins surprenante: ainsi le pourcentage de réussite au baccalauréat se calcule par rapport aux élèves qui se sont présentés. Y aurait-il des perdus de vue entre les inscrits et les présents? C'est cette population justement qui devrait attirer l'attention. Existe-t-il des établissements pour lesquels le nombre de perdus de vue est important? Et surtout, si certains quittent le système avant de se présenter aux épreuves du baccalauréat que deviennent-ils? Quant à la fluidité des parcours, qui n'est comptabilisée qu'en termes de temps passé dans l'établissement de la seconde à la terminale, la non prise en compte du taux de redoublement est un vrai biais méthodologique. Pourquoi dans certains établissements met-on plus de temps pour arriver à la terminale?Bref, l'esquive des questions qui reflètent la «vraie vie» d'un établissement ne permet pas une représentation réelle. Cela doit nous interroger car que ne veut-on pas voir, au juste?Doit-on se satisfaire, pour accompagner les établissements, d'une visite de 71 établissements par l'inspection générale, ce qui représente, pour 4500 lycées, un taux de visite de 1,57%. Avouons que l'échantillon n'est pas représentatif pour en tirer des conclusions significatives et mesurables!Seulement voilà, notre système éducatif, de la maternelle à l'Université, est en train de renier l'évaluation. Le tout, sous l'impulsion coupable d'une Ministre de l'Éducation nationale qui préfère la communication à l'action.Dans le premier degré, les évaluations individuelles d'envergure nationale ont pratiquement disparu pour cause de stigmatisation. Pourtant, elles permettaient, au regard des résultats, de mettre en place, des stratégies de remédiation individuelle pour les élèves en difficulté, et ce, le plus précocement possible dans l'année scolaire. Beaucoup se joue à ce moment critique, nous ne pouvons l'ignorer plus longtemps.
Aujourd'hui, le système éducatif ne permet pas au jeune de valoriser le meilleur de lui-même, toute idée de compétition sociale étant bannie. Pourtant des études du système éducatif de Shanghai montrent que les élèves peuvent très bien réussir quelle que soit leur origine sociale.
Dans le second degré, la remise en question récurrente du système de notation brouille les pistes. Les repères normés sont des remparts pour les élèves. Faire croire que l'on peut s'en passer, c'est repousser à plus tard, ailleurs, la sélection et la compétition. D'ailleurs, une étude toute récente concernant le lien entre la notation et les origines sociales prône la suppression du système de notation mais se voit bien obligée de repasser par un système de notation pour réussir à mesurer.Aujourd'hui, le système éducatif ne permet pas au jeune de valoriser le meilleur de lui-même, toute idée de compétition sociale étant bannie. Pourtant des études du système éducatif de Shanghai par exemple montrent précisément que les élèves peuvent très bien réussir et faire face à la compétition quelle que soit leur origine sociale dès lors que l'on crée les conditions de la réussite qui n'ont rien à voir avec le niveau de vie des parents ni des enfants. Le récent développement des Free-Schools britanniques va exactement dans le même sens: là où Londres était la ville qui avait les moins bonnes performances scolaires de tout le pays, grâce à une politique publique audacieuse et ambitieuse, c'est tout juste l'inverse aujourd'hui.Tout cela pose plus que jamais la question du mode d'évaluation dans notre système éducatif français. L'Éducation nationale évalue elle-même sa performance et assure la diffusion des résultats. Alors, on nous dira que les corps d'inspection et la direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Éducation nationale ont une éthique professionnelle et savent travailler de manière indépendante. Mais hélas les faits sont têtus: ce sont les évaluations extérieures, comme celles de l'OCDE ou les rapports de la Cour des Comptes, qui mettent le mieux en perspective les difficultés réelles du système éducatif français. Ces données, on s'empresse de les oublier car elles ne sont pas produites par le système lui-même.L'évaluation de la performance du système doit être conçue comme un instrument de pilotage et d'accompagnement des difficultés. Sans se voiler la face, en regardant les données, établissement par établissement, en prenant en compte de la qualité de vie, du souci d'orientation des élèves,… L'évaluation doit se concevoir comme un outil d'aide pour les établissements, les enseignants et les chefs d'établissements et pas comme un jugement. C'est par l'évaluation de la progression de chaque élève, que le système pourra évoluer vers la réussite individuelle de tous. Pour cela, il faut tout regarder, y compris ce qui fâche. Pour cela, remettons l'éducation au cœur de notre système éducatif.

 

 

Affaire Innovzen : le silence du groupe Renault-Nissan

Science et AvenirLors de l'audition de Carlos Ghosn, président directeur général du groupe Renault, le 17 février 2016, Patrick Hetzel a tenu à l'interroger au sujet du partenariat que son entreprise développe avec l'entreprise Innovzen. Pour rappel le député indiquait que ce partenariat semble poser deux types de problèmes :

- d'une part, la scientificité des travaux menés par Innovzen est contestée par beaucoup de chercheurs et

- d'autre part, le concept même de « respiration embarquée » a suscité quelques craintes de la part de la Miviludes qui lutte contre les emprises sectaires dans notre pays.

Le magazine Science et Avenir a publié ce jour un nouvel article sur ce sujet :

voir l'article de Science et Avenir "Affaire Innovzen : le silence du groupe Renault-Nissan"

 

 
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