Question au Gouvernement

R&D Technology, 20e anniversaire, mai 2019

Rencontres parlementaires pour l'Innovation

Question au Gouvernement

Patrick Hetzel à la tribune de l'Assemblée nationale

Parlement des enfants, rencontre avec une classe de CM2 bilingue à Sarre Union

Parlement des enfants, rencontre avec une classe de CM2 de Neuwiller lès Saverne

Interview, salle des 4 colonnes de l'Assemblée nationale

Janvier 2021 – Accès au public des permanences parlementaires de Saverne et Sarre-Union

Bonjour,

Les permanences parlementaires sont considérées comme des services publics.
Toutefois, en raison de la situation sanitaire et de la nécessité de limiter très strictement le nombre de personnes simultanément présentes dans les locaux suite à la COVID-19, l’accès physique aux permanences du député Patrick Hetzel s’effectue sur rendez-vous.

Nous sommes bien évidemment joignables par téléphone au 03.88.91.25.88, ou par mail : contact@patrick-hetzel.fr , pour répondre à vos demandes. Merci pour votre compréhension.

Bien à vous,
Patrick Hetzel et son équipe.

 

Février 2021

Pourquoi le projet de loi confortant les principes républicains rate la cible ?

Après avoir très activement participé aux débats dans l’hémicycle durant deux semaines et avoir défendu plus d’une centaine d’amendements à toutes les étapes du texte, je voterai contre le projet de loi « confortant les principes républicains » voulu par le gouvernement et sa majorité car il rate la cible. Pourquoi ?

Tout d’abord, sur la forme, je regrette :

  • La mise en place du temps législatif programmé (mon groupe parlementaire a su utiliser son temps à la minute près, mais cela s’est fait au détriment de la défense de nombreux amendements et de nombreux sujets pour lesquels nous n’avons pas pu aller au fond des choses) ;
  • La procédure accélérée, qui amputera ce texte d’une seconde lecture, alors que le Ministre s’y était engagé ;
  • L’application très restrictive de l’article 45, déclarant un grand nombre d’amendements comme irrecevables car considérés comme « cavaliers ».

Sur le fond, je tiens à émettre quatre griefs principaux :

Le premier est qu’il ne prévoit pas assez contre l’islamisme religieux et politique. L’indice flagrant est le titre du texte, qui ne parle plus de séparatisme, pourtant dénoncé par Emmanuel Macron lors de son discours des Mureaux. Il n’aborde pas la question des territoires perdus de la République et s’avère de nature plus velléitaire que volontaire.

Le deuxième est qu’il n’aborde pas des sujets pourtant essentiels : la maîtrise de nos flux migratoires, la radicalisation dans les prisons, l’éducation, le monde du sport. Ces sujets, que nous avons voulu aborder, ont été refusés en raison de l’application de l’article 45.

Le troisième, en voulant faire du en-même temps, le texte s’attaque à toutes nos libertés : la liberté d’expression, la liberté d’association, la liberté de croire – ou de ne pas croire –, la liberté d’enseignement, la liberté de la presse, ou encore la libre administration des collectivités territoriales, ainsi qu’à toutes les religions. Pourtant, la quasi-totalité des associations, et des religions, ne posent aucun problème avec le respect de la République. On ne résout pas les vrais problèmes avec ce texte et l’on crée des problèmes là où il n’y en a pas.

Le quatrième concerne le peu de considération pour notre droit local d’Alsace-Moselle. Avec mes collègues députés alsaciens-mosellans du groupe Les Républicains nous avons défendu des amendements pour prendre en compte nos spécificités. Alors que le gouvernement s’était engagé à avoir une oreille attentive à nos préoccupations (cfer les engagements du ministre de l’intérieur à Colmar), l’ensemble de nos amendements concernant l’article 31 consacré aux cultes en Alsace-Moselle, ont été rejetés.

Il importe de ne pas donner de blanc-seing au Gouvernement, et de compter sur le Sénat pour améliorer ce texte afin de permettre de répondre clairement au problème qu’il vise : le combat essentiel contre le séparatisme islamique. Sans compter que le terme même de séparatisme ne décrit qu’une partie de la réalité à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.

En effet, je considère qu’il y a désormais trois problèmes à traiter et ils sont interdépendants. Nous avons à faire à trois phénomènes conjoints : le séparatisme, la soumission et la volonté de destruction. Le séparatisme est l’œuvre et le projet de groupes qui veulent, en France, se « séparer » et vivre à côté de la communauté nationale. Mais nous avons aussi à combattre d’autres groupes qui cherchent à soumettre la communauté nationale aux lois de l’islam radical et enfin nous avons aussi à nous battre contre celles et ceux qui prennent les armes contre la France et qui cherchent à détruire notre Nation. En somme, le problème est bien plus important que ce dont parle le gouvernement et ce texte n’est finalement qu’un outil de communication. C’est fort regrettable car avec ce projet de loi, le gouvernement rate indéniablement la cible.

Patrick HETZEL,
votre Député.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques

J'accepteEn savoir plus