11 novembre : pour une reconnaissance du particularisme mémoriel de l’Alsace-Moselle

Publié le 03/09/2026 dans les catégories Education nationale

Avec le soutien de Patrick HETZEL, Député du Bas-Rhin et Ancien ministre, Madame Nadège HAUCK-PANSERA, Professeure d’Anglais, Déléguée Générale Adjointe du Souvenir Français du Bas-Rhin et Présidente du Souvenir Français de Sarre-Union et de l’Alsace Bossue, Monsieur Paul ANTHONY, Professeur d’Histoire-Géographie Bilingue, Président de la Société d’Histoire de l’Alsace Bossue et Porte-Parole de la Commission Alsace-Moselle du Souvenir Français, et Monsieur Lucien DROMMER, Président de l’Union Nationale des Parachutistes - Section 572 Sarrebourg et environs “Sergent-chef Pierre CHATEL”, Vice-Président de la Société d’Histoire de l’Alsace Bossue et Chargé de la sauvegarde des tombes et monuments du Souvenir Français de Sarre-Union et de l’Alsace Bossue, ont adressé un courrier aux Recteurs des Académies de Strasbourg et Nancy-Metz. Ils leur demandent, à l’approche des cérémonies commémoratives du 11 novembre, qu’une démarche soit engagée afin que le particularisme historique et mémoriel du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle soit pleinement pris en compte dans les établissements scolaires.

La circulaire du ministère de l’Éducation nationale du 2 juillet dernier prévoit l’organisation d’une cérémonie commémorative dans les écoles, collèges et lycées à l’occasion de l’armistice du 11 novembre. Si cette initiative participe au devoir de mémoire, ils estiment qu’une attention particulière doit être portée à l’histoire singulière de l’Alsace-Moselle.

Les signataires rappellent que durant la Première Guerre mondiale, la majorité des soldats alsaciens et mosellans ont en effet combattu sous l’uniforme de l’Empire allemand. Leur destin historique et mémoriel ne peut donc être appréhendé de la même manière que celui des soldats des autres territoires français.

C’est pourquoi il est demandé que, dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, les consignes données aux établissements scolaires permettent de privilégier la formule « Morts pour la Patrie », plus à même de rendre compte de la diversité des parcours et de la mémoire de ces territoires.

Cette demande vise à préserver une mémoire à la fois fidèle à l’histoire locale, respectueuse des destins individuels et porteuse des valeurs de paix et de réconciliation.

Le député apporte son soutien à cette démarche et partage la nécessité de prendre en considération le particularisme historique de l’Alsace-Moselle dans les cérémonies commémoratives organisées dans les établissements scolaires. Il souhaite qu’une approche mémorielle adaptée à cette histoire singulière puisse être retenue, dans un esprit de respect, de transmission et de citoyenneté.