Il faut davantage soutenir l’hôtellerie

Publié le 15/01/2021 dans les catégories Economie

Lors de la séance consacrée aux secteurs en difficulté suite à la COVID-19, Patrick Hetzel vient d’interroger le gouvernement au sujet de l’hôtellerie : « L’ensemble de la filière des cafés, hôtels, restaurants et discothèques, ainsi que les brasseurs et les distributeurs de boissons sont en grande difficulté. Ils doivent être davantage soutenus. Les professionnels du secteur avec lesquels je suis en contact très régulier n’en peuvent plus des annonces « stop and go » du gouvernement.

Au sein de cette filière qui fait la richesse de la France et le rayonnement de son activité touristique, l’hôtellerie souffre très fortement. En effet, les hôtels, depuis le début de la pandémie sont réputés être ouverts, sauf que les clients sont sous couvre-feu ou confinement, donc ne peuvent se déplacer et par ailleurs tous les services de l’hôtel n’ont pas le droit d’être ouverts !

Parfois la situation est kafkaïenne. Les rares aides se font sur la base de deux paramètres : le code APE et la catégorie d’ERP. Dans les faits, cela n’est pas pertinent. Ainsi, que ce soit un palace de la Côte d’Azur ou une humble auberge de campagne, l’aide est la même, donc pas proportionnée. Autre exemple, des sociétés ayant un code APE Hôtel alors qu’ils ont des restaurants, n’ont pas accès aux aides des hôtels restaurants !

Depuis le début de la pandémie, les hôtels sans autre activité, ne sont pas dans les aides. Il a fallu attendre le mois de novembre, mais surtout celui de décembre pour voir l’aide commencer à être ajustée.

Parmi les mesures souhaitables, il y a par exemple la transformation du Prêt Garanti par l’Etat en crédit d’impôt, ou encore une fiscalité adaptée pour les amortissements et provisions qui pourrait permettre l’investissement, accélérateur de croissance, générateur d’emplois et de TVA. Alors que l’hôtellerie est un secteur qui habituellement investit 15% de son chiffre d’affaires en mises aux normes et rénovations, aujourd’hui rien ne leur permet de le faire puisque leur chiffre d’affaires est insignifiant.

L’hôtellerie est le parent pauvre des différents accords, que compte faire le gouvernement pour changer cela ? »

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